samedi, juin 20

C’est une “découverte majeure” pour les mozartiens – experts ou simples mélomanes – et pour la musicologie en général, s’enthousiasme Classic FM. Un cahier de musique, conservé à la Bibliothèque nationale de France (BnF), “a été officiellement identifié” comme étant de la main de Mozart.

“Composé de 44 pages, ce cahier a été tenu par le jeune compositeur entre mai et juillet 1778”, lors de son second séjour à Paris, où il travaillait comme “professeur de musique auprès de Marie-Louise-Philippine de Bonnières de Guînes”, la fille du duc de Guînes, “un flûtiste très estimé dans le Paris du XVIIIe siècle”, précise le média britannique.

“Le cahier renferme des exercices quotidiens que Mozart écrivait pour son élève harpiste, ainsi que sept pièces pour flûte et harpe, probablement destinées à être jouées en duo par le père et la fille”, ajoute la radio spécialisée dans la musique classique. Le duc de Guînes avait déjà commandé à Mozart un concerto pour flûte et harpe – devenu l’une des œuvres les plus célèbres du compositeur.

“Rareté musicale”

Ces pièces constituent une “rareté musicale”, observe El País. Car si l’on en croit sa correspondance, le génie autrichien ne goûtait guère la flûte et la harpe, et a très peu composé pour ces deux instruments. Leur découverte n’en est que plus exceptionnelle.

Les partitions ont refait surface le 2 février dernier lorsque François-Pierre Goy, conservateur à la BnF en charge des collections antérieures à 1800, “a découvert un petit carnet de 44 pages parmi une vingtaine de manuscrits en cours de reclassement en vue de leur transfert vers les réserves”, raconte le quotidien espagnol.

Le musicologue, qui venait juste de parcourir des manuscrits du compositeur, croit alors reconnaître “l’écriture de Mozart”, notamment “les clés de sol arrondies, penchées vers l’avant” ou “les doubles barres finales avec des points d’orgue au-dessus et en dessous”.

Consultés, ses collègues à la BnF soutiennent l’hypothèse, mais c’est Armin Brinzing, directeur de la Bibliotheca Mozartiana du Mozarteum de Salzbourg – l’institution qui conserve la plus grande collection au monde de manuscrits autographes de Mozart –, qui authentifie définitivement le manuscrit, fin avril.

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