Victoire de la communauté scientifique ou simple contretemps ? Un essai clinique financé par les Etats-Unis en Guinée-Bissau et jugé non éthique par de nombreux scientifiques a été mis à l’arrêt, a fait savoir, jeudi 15 janvier, Yap Boum, haut responsable de l’Africa CDC, l’agence de santé publique de l’Union africaine.
« La manière dont l’étude avait été conçue posait un défi de taille, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Nous sommes donc heureux que l’étude soit annulée à ce stade. »
Mais les discussions sont toujours en cours entre les autorités sanitaires américaines et bissau-guinéennes pour faire aboutir un essai clinique recherchant d’éventuels effets collatéraux du vaccin contre l’hépatite B administré à la naissance. Il s’agit d’un vaccin dont l’efficacité et la sécurité ont été prouvées de longue date, mais que le ministre de la santé américain, Robert Francis Kennedy Jr, a fait retirer, au début de janvier, de la liste des vaccins recommandés.
Mesurer des « effets non spécifiques »
Pour comprendre les enjeux de cette annulation, il faut revenir à la mi-décembre, lorsque le ministère de la santé américain a fait savoir qu’il allait financer à hauteur de 1,6 million de dollars (1,3 millions d’euros) une étude clinique menée par le Bandim Health Project, une équipe de chercheurs danois rattachés à l’université de Danemark du Sud.
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