Un nombre croissant de mineurs apparaît dans les dossiers terroristes liés à l’idéologie jihadiste en Belgique, un phénomène qui s’est amplifié en 2025, les services de renseignement relevant le cas de l’implication d’un enfant de 12 ans.
L’information a été rendue publique ce jeudi 15 janvier dans le dernier rapport annuel de la Sûreté de l’État, le service de renseignement civil en Belgique.
Dans ce pays, qui s’apprête à commémorer les 10 ans des attentats jihadistes de Bruxelles (32 morts en mars 2016), commis par la même cellule que ceux de Paris en novembre 2015, cette idéologie est encore présente et continue d’inspirer des projets d’attentat, même s’ils semblent moins « sophistiqués ».
Une jeunesse qui interroge
« La menace terroriste d’inspiration salafiste-djihadiste (…) constitue toujours la première menace en matière de terrorisme » en Belgique, relève le rapport.
Elle compte pour 80% des dossiers constitués par les autorités, dans le cadre d’un système national de partage d’informations sur l’extrémisme et le terrorisme, est-il souligné.
L’an dernier, les personnes repérées comme consommatrices de la propagande jihadiste, d’organisations comme l’État islamique ou Al-Qaïda, étaient « souvent jeunes, voire très jeunes », présentant un âge moyen de 22 ans, « le plus jeune ayant 12 ans », poursuit ce service de renseignement.
Le rapport ne précise pas quelles suites judiciaires ont été données au cas de cet enfant de 12 ans considéré comme présentant une menace.
Un tiers des suspects étaient mineurs
« Il est clair qu’on est particulièrement attentifs quand un dossier concerne un mineur », et une fois ces suspects identifiés, « bien sûr, on va s’adresser aux autorités compétentes, par exemple le parquet de la jeunesse », a déclaré la cheffe de la Sûreté de l’État, Francisca Bostyn, à la radio publique belge francophone RTBF.
Les projets de passage à l’acte violent ont concerné en 2025 « un nombre croissant de mineurs », à savoir « environ un tiers » des suspects, indique encore la Sûreté de l’État. Mais ces adolescents « avaient, dans la grande majorité des cas, un projet peu avancé, peu sophistiqué ou peu réalisable », nuance le rapport.
« Aujourd’hui on ne s’attend plus à des attaques assez sophistiquées comme on a connu en 2016 », a déclaré Francisca Bostyn, ajoutant que les autorités redoutent plutôt des actions individuelles, éparpillées, ou celles de « petits groupes souvent liés par des activités en ligne ».
Article original publié sur BFMTV.com













