Pour le 120ᵉ anniversaire de la disparition de l’artiste, Ulf Küster, commissaire de l’exposition « Cezanne » à la Fondation Beyeler de Riehen, près de Bâle (Suisse), a réuni environ 80 œuvres majeures, dont 58 peintures à l’huile et 21 aquarelles issues de collections publiques, des prêts venus d’un peu partout, mais aussi, pour près de la moitié de l’accrochage, de collections privées d’où elles sortent rarement.
Cela lui permet de montrer de fort beaux ensembles, comme ces neuf vues de la montagne Sainte-Victoire (il y a une trentaine de paysages de Provence en tout), ou ces 14 natures mortes représentant des fruits – eh oui, contrairement à la légende, Paul Cézanne (1839-1906) ne peignait pas que des pommes, il y a aussi des poires et des pastèques ! Dans un moment fort, l’exposition organise aussi une présentation conjointe de deux des cinq versions des Joueurs de cartes (1893-1896), l’une provenant de la Courtauld Gallery de Londres et l’autre du Musée d’Orsay à Paris.
Il manque, hélas, Les Grandes Baigneuses (1900-1906) du musée de Philadelphie, comme celles de la Barnes Foundation et celles de la National Gallery de Londres. Mais ce thème, auquel il consacra environ 200 œuvres et qu’il sut renouveler en en évacuant le prétexte mythologique et en fusionnant les personnages avec la nature qui les environne, est représenté par six autres tableaux.
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