Le 27 juin 2025, Donald Trump s’enorgueillissait dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, aux yeux du monde entier, d’avoir contribué à la signature d’un accord de paix destiné à mettre fin au conflit opposant l’Alliance fleuve Congo (AFC) au Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est de la RDC.
Ratifié par le Rwanda et la RDC en décembre 2025, l’accord de Washington s’inscrivait, avec le processus de Doha, parmi les volets diplomatiques complémentaires visant à mettre un terme au conflit après l’échec du processus panafricain de Luanda.
Si l’on ne connaissant que de “rares” détails de cet accord, soulignait la BBC lors de sa ratification, celui-ci prévoyait “le désengagement, le désarmement et l’intégration conditionnelle” des groupes armés combattant dans l’est de la RDC.
Mais un an plus tard l’accord n’a pas porté ses fruits, constate le Baromètre des accords de paix en Afrique, un organisme d’experts indépendants évaluant la mise en application de ces accords. Selon ce rapport annuel, publié ce 30 juin, “les progrès enregistrés dans sa mise en œuvre restent globalement limités et inégalement répartis”.
35 % de taux d’exécution
Le Baromètre, qui, depuis août 2025, documente les avancées réalisées, a constaté qu’au cours de l’année écoulée (du 27 juin 2025 au 27 juin 2026), “22 des 30 engagements prévus par l’accord ont connu un début de mise en œuvre, à des niveaux variables”, précise Média Congo. Soit “un taux global d’exécution de 35 %”. Une progression “éloignée des objectifs fixés” par Washington.
La RDC a réalisé 18 des 26 tâches (soit un score de mise en œuvre de 31,7 %) relevant de sa responsabilité. Le Rwanda, 15 des 22 tâches prévues (un taux d’exécution de 30,6 %), analyse le rapport.
Ces progrès “limités” s’expliqueraient par “un déséquilibre dans les priorités d’exécution”, poussant les parties concernées à “concentrer leurs efforts sur les dimensions institutionnelles et économiques de l’accord, au détriment de certains engagements sécuritaires essentiels”. Auquel s’ajoute un “déficit persistant de confiance entre les parties”.
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