Le journaliste français Raphaël Boukandoura a été interpellé, lundi 19 janvier, à Istanbul, en Turquie, par la police lors d’une manifestation du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (DEM, prokurde) contre l’offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie, a annoncé le parti.
L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a confirmé auprès de l’Agence France-Presse la garde à vue lundi soir du journaliste, correspondant de plusieurs médias français, dont Courrier international et Ouest-France, lors de ce rassemblement contre l’éviction des combattants kurdes des régions qu’ils contrôlaient dans le nord et l’est de la Syrie. RSF a appelé, lundi soir, à « la libération immédiate du journaliste qui ne faisait rien d’autre que son devoir légitime en couvrant cette protestation », insiste le représentant de l’organisation de défense de la presse, Erol Önderoglu. « Ouest-France demande la libération immédiate de Raphaël Boukandoura qui couvrait l’événement », a réagi pour sa part le quotidien régional.
Selon le DEM, troisième force au Parlement turc, qui organisait ce rassemblement dans le quartier de Sancaktepe, plusieurs membres du parti ont été également interpellés.
Après plusieurs jours de combats, l’armée syrienne s’est déployée lundi dans les zones dont les forces kurdes se sont retirées, portant un coup sérieux aux espoirs d’autonomie des Kurdes. Le parti entendait notamment dénoncer « la mort de nombreux civils, y compris femmes et enfants », dans les quartiers à majorité kurde d’Alep « transformés en zones de guerre ».











