mercredi, septembre 9

Habituellement, les partis républicain et démocrate organisent des conventions nationales tous les quatre ans, avant les élections présidentielles. Cette année, Donald Trump a décidé de bouleverser le calendrier politique et d’organiser une grande convention républicaine à Dallas, les 9 et 10 septembre, alors que la campagne pour les élections de mi-mandat est déjà lancée. Si le Parti démocrate avait déjà « organisé une convention juste après les élections de mi-mandat de 1978, sous la présidence de Jimmy Carter », rapporte The Guardian, il s’agit d’une grande première pour le Parti républicain.

L’idée, selon le locataire de la Maison-Blanche, est « de susciter l’intérêt, l’enthousiasme et la cohésion au sein du parti », autant d’ingrédients qui caractérisent habituellement les conventions nationales avant les présidentielles, souligne The Dallas Morning News. Son idée est également d’aider les candidats républicains à remporter les quelque « trente-cinq élections législatives déterminantes pour conserver la majorité au Congrès de Washington, dont celle de l’actuel procureur général du Texas, Ken Paxton, qui se présente cette année aux sénatoriales », poursuit le quotidien local, qui consacre d’ailleurs une rubrique entière sur son site Internet à la convention républicaine qui se déroulera dans l’American Airlines Center, le stade de l’équipe de basket des Dallas Mavericks.

L’embarras des candidats républicains

Une chose est sûre, Donald Trump entend bien occuper la place centrale : il doit prononcer « un discours par jour » durant la convention, tandis que le vice-président J. D. Vance « a une seule allocution au programme », souligne The Hill. D’un point de vue stratégique, Trump entend également profiter de cette convention pour « renforcer sa cote de popularité et son image publique, en plus de soutenir les candidats qui se présentent aux élections de mi-mandat », analyse de son côté The New York Times.

De quoi provoquer un malaise chez de nombreux candidats républicains actuellement en campagne, qui tentent de prendre leurs distances avec les décisions impopulaires du président et se retrouvent intimement associés à son bilan.

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