Donald Trump a jugé mercredi possible que les discussions avec l’Iran aboutissent ce week-end, malgré la reprise des attaques dans le Golfe et le camouflet infligé par les députés américains qui ont voté en faveur de la fin de guerre.
Une déclaration du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est attendue jeudi, au moment où les négociations entre Washington et Téhéran patinent en dépit de la confiance affichée par le président américain.
« On me dit que les négociations se passent très bien (…) Qui sait (…), cela (la fin des discussions) pourrait être ce week-end », a-t-il encore assuré mercredi dans le Bureau ovale, sans exclure qu’elles échouent.
Sans attendre un éventuel accord, la résolution votée par la Chambre des représentants ordonne un retrait des troupes américaines engagées depuis fin février contre la République islamique. Elle n’a qu’une portée symbolique en raison du droit du veto du président américain.
Mais son adoption, avec quatre voix d’élus républicains, confirme le mécontentement suscité aux Etats-Unis par un conflit qui a fait grimper les prix de l’énergie.
Pressé de trouver une porte de sortie, Donald Trump a déjà laissé entrevoir plusieurs fois ces derniers jours un accord proche, sans résultat tangible, tandis que sur le terrain de nouveaux affrontements entre l’Iran et les Etats-Unis dans le Golfe fragilisent le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.
Téhéran a en outre averti du risque de « reprise à grande échelle de la guerre » dans la région en cas d’attaque contre Beyrouth, menace brandie par Israël dans le cadre de son offensive au Liban contre le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah.
« Des messages ont été échangés concernant la nécessité de mettre fin à l’agression contre Beyrouth mais aucun progrès tangible n’a été réalisé dans le processus de négociation », a dit le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans une interview à la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen rapportée par l’agence iranienne Tasnim.
– Attaques contre le Koweït –
Alors que des frappes israéliennes ont fait au moins 10 morts mercredi dans le pays, le Liban et Israël se sont mis d’accord dans la soirée sur « la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu » et la création de « zones pilotes » sous contrôle de l’armée libanaise, jusqu’ici tenue à l’écart.
Mais cette trêve est conditionnée à un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah, qui rejette ces pourparlers et a encore revendiqué des attaques contre des positions israéliennes dans le sud du Liban dans la nuit de mercredi à jeudi.











