C’est une annonce qui apporte de “l’espoir à des millions de Libanais fuyant une offensive israélienne dévastatrice”, note Al-Jazeera.
Les autorités libanaises ont déclaré lundi 1er juin que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de “cessation mutuelle des attaques” avec Israël, après que le président Donald Trump a affirmé que les deux camps lui avaient promis l’apaisement au Liban, à la veille de négociations israélo-libanaises à Washington. Le locataire de la Maison-Blanche a assuré lundi que le groupe chiite pro-iranien allait “cesser totalement le feu” face à l’État hébreu. “Israël ne les attaquera pas et ils n’attaqueront pas Israël”, a-t-il écrit.
L’accord demeure toutefois “flou”, remarque L’Orient – Le Jour. “À ce stade, il est principalement question d’un arrêt des opérations militaires contre Beyrouth et sa banlieue sud, sans feuille de route claire concernant un retrait israélien ni même un arrêt complet des opérations dans le Sud, selon les déclarations des responsables israéliens”, note le quotidien libanais. Tout retrait israélien ou cessez-le-feu global dépendra en effet des résultats des négociations libano-israéliennes portant notamment sur le désarmement du Hezbollah.”
Selon des informations de L’Orient – Le Jour, “des responsables qataris ont mené dès dimanche après-midi une série de contacts avec des responsables américains” qui se seraient “intensifiés lundi après-midi après l’annonce par Tel-Aviv de son intention de frapper la banlieue sud de Beyrouth. Doha a alors demandé aux Américains d’intervenir. Les responsables qataris ont ensuite été informés que le raid prévu avait été annulé”. Parallèlement, l’Iran aurait “informé le Pakistan de la suspension de ses négociations avec les États-Unis et a relevé son niveau de menace, affirmant que ses plateformes de missiles étaient prêtes à être activées si Israël frappait la banlieue sud de Beyrouth ou poursuivait la guerre au Liban”.
Nétanyahou “violemment pris à partie” par Trump
Des sources proches du Hezbollah estiment que “les menaces iraniennes de frapper le territoire israélien en profondeur et de suspendre les négociations avec Washington ont constitué un tournant majeur dans les contacts diplomatiques”, souligne L’Orient – Le Jour.
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