Donald Trump a annoncé lundi un « accord commercial » avec l’Inde, après des mois de tensions entre la première et la cinquième économie mondiale.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a par ailleurs « accepté d’arrêter d’acheter du pétrole russe » et s’est engagé à acheter « plus de pétrole auprès des Etats-Unis et, potentiellement, du Venezuela », que Washington a de fait mis sous tutelle, a assuré le président américain sur son réseau Truth Social.
Le républicain de 79 ans a indiqué que les droits de douane sur les marchandises indiennes, aujourd’hui de 25% à 50%, allaient baisser à 18%.
Il a assuré que cette trêve commerciale, qui met fin à des mois de tensions entre Washington et New Delhi, entrait en vigueur « immédiatement », et ajouté que la « formidable relation (des Etats-Unis) avec l’Inde ne ferait que se renforcer avec le temps ».
« Un grand merci au président Trump, au nom des 1,4 milliard d’Indiens, pour cette merveilleuse annonce », a déclaré Narendra Modi sur X, sur le même ton résolument enthousiaste. « Lorsque deux grandes économies et les plus grandes démocraties du monde travaillent ensemble, cela profite à nos peuples et ouvre d’immenses opportunités pour une coopération mutuellement bénéfique », a poursuivi le dirigeant ultranationaliste, qui a couvert le président américain de compliments.
« Le leadership du président Trump est essentiel pour la paix, la stabilité et la prospérité mondiales », a écrit le Premier ministre.
Il n’a toutefois pas mentionné le pétrole russe dans son message, pas plus que les autres engagements que Donald Trump dit avoir obtenu de sa part.
Dans le sillage de cette annonce, la Bourse de Bombay a flambé à l’ouverture: vers 3H45 GMT, l’indice de référence Nifty bondissait de 4,9% à 26.308 points, avant de décélérer dans les minutes suivantes. Il gagnait encore 2,9% vers 04H00 GMT. La roupie, elle, s’est brusquement appréciée: elle gagnait 1,25% à 90,37 roupies pour un dollar.
– Ukraine –
Le président américain a assuré que l’Inde allait réduire à « zéro » ses barrières commerciales, qu’elles soient douanières ou réglementaires, et allait par ailleurs acheter pour « plus de 500 milliards de dollars » de produits américains.
« Le diable va se cacher dans les détails » de l’accord, a estimé auprès de l’AFP Tanvi Madan, consultante pour la Brookings Institution, « mais beaucoup seront probablement soulagés (…) non seulement d’un point de vue économique, mais également stratégique ».










