« Il s’agit d’un SOS. » La mine grave, Bally Bagayoko a pris la parole ce samedi 4 avril devant sa mairie de Saint-Denis lors du rassemblement contre le racisme qu’il avait appelé de ses vœux, plus tôt dans la semaine, après avoir été victime de nombreux propos haineux.
Entouré de membre de sa majorité ainsi que de Jean-Luc Mélenchon et du député Éric Coquerel, le maire insoumis s’est défini comme « le stigmate » d’une parole raciste débridée qui vise au quotidien de nombreux français, notamment ceux vivant dans les quartiers populaires.
« Les habitants des quartiers populaires sont touchés par cet acharnement, [ce rassemblement NDLR] il s’agit d’un SOS de toutes celles et ceux qui appartiennent à cette communauté de la République. »
L’édile estime que les efforts consacrés à la lutte contre le racisme sont insuffisants et en appelle au gouvernement et au chef de l’État à « agir contre le racisme. » « Années après années, les institutions sont défaillantes parfois même complices. C’est pour ça qu’on vient dire, à nouveau, que trop c’est trop et cela doit cesser », a-t-il déclaré.
Enquête pour injure publique
Bally Bagayoko, avait lancé un appel à ce rassemblement dimanche soir sur son compte Instagram, après plusieurs propos polémiques le visant tenus sur CNews. Vendredi et samedi, sur la chaîne, des liens ont été faits entre Bally Bagayoko et « la famille des grands singes », et une attitude de « mâle dominant » lui a été reprochée.
CNews a dit contester « formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus » sur son antenne et la direction a estimé auprès de l’AFP que des propos avaient été « délibérément déformés sur les réseaux sociaux, alimentant une polémique infondée ».
Jeudi, le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », au lendemain du dépôt de plainte de l’élu, qui a également appelé lors d’un entretien à l’AFP à fermer la chaîne.
Le préfet s’est constitué partie civile comme l’avait demandé le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Article original publié sur BFMTV.com











