lundi, juillet 13

« Ce qui aurait dû être une fête estivale joyeuse et dansante, rapporte le Toronto Star, s’est transformé dimanche [12 juillet] en une scène désolante délimitée par un ruban de police ». Deux personnes ont été tuées par balle, la veille au soir, dans le centre-ville de la métropole canadienne, entraînant l’annulation de la seconde journée du plus important festival latino du pays, Salsa on St. Clair.

Ce fut un week-end « particulièrement violent », complète le journal torontois dans un autre article. Le 10 juillet, un homme a par ailleurs été tué et deux autres blessés après que trois suspects habillés de noir et masqués, à bord d’une voiture volée, ont fait feu devant un complexe résidentiel de North York. Le 12 juillet, cinq autres personnes ont pour leur part été blessées dans une fusillade dans le secteur de Port Lands. Bilan total : 3 morts et 11 blessés.

« Ce que nous sommes maintenant »

« Un week-end d’été à Toronto. Un week-end meurtrier à Toronto », se lamente dans un autre article Rosie DiManno. La chroniqueuse observe que ce n’est pas le pire week-end qu’ait connu la ville : 17 personnes avaient notamment été blessées dans 14 incidents distincts en soixante-douze heures en août 2019, et 3 meurtres avaient également été commis lors du week-end de la fête du Travail, en 2024.

Toronto, selon Mme DiManno, est désormais « habituée aux coups de feu, devenue sourde au vacarme incessant de la violence, aux cambriolages, aux règlements de compte entre gangs ». C’est, conclut-elle, « ce que nous sommes maintenant, sans retour possible à une époque d’innocence ».

Edward Keenan, qui note que le nombre d’homicides à Toronto en 2026 s’élève désormais à treize, énumère les problèmes qui affligent la métropole : « l’offre et la disponibilité des armes à feu, dont beaucoup sont introduites clandestinement par la frontière [américaine] ; le manque de programmes de réinsertion pour éloigner les jeunes de la criminalité ; les réseaux criminels organisés qui financent et commanditent les fusillades ». Et se demande s’il ne faudrait pas délocaliser les festivals de rue dans des espaces délimités et contrôlés.

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