Ceux qui soutiennent le texte veulent le voir s’appliquer dès cette année. Mardi 13 janvier, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi qui permet à certaines entreprises d’employer des salariés le 1er-Mai. Seuls les députés de gauche ont voté contre, tandis que toutes les autres forces politiques ont donné leur imprimatur. Il s’agissait d’un premier et rapide tour d’horizon des arguments en présence avant les débats en séance qui doivent avoir lieu, en principe, le 22 janvier dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Les Républicains (LR).
Issue d’une initiative des sénateurs centristes, la proposition de loi en question avait été avalisée, le 3 juillet 2025, en première lecture au Palais du Luxembourg. Elle vise, selon ses auteurs, à « donner une base légale à des pratiques professionnelles en vigueur » depuis des décennies.
Une telle préoccupation a vu le jour à la suite des ennuis rencontrés par des patrons de boulangerie : l’inspection du travail les avait verbalisés pour avoir fait venir du personnel dans leur magasin, le 1er-Mai, qui est un jour férié et chômé. Des dérogations sont, certes, prévues pour les activités qui, de par leur « nature (…), ne peuvent interrompre le travail ». Sont concernées par cette exception, définie de manière vague, plusieurs professions, comme les agents hospitaliers, les salariés de sociétés de transports de voyageurs, les forces de l’ordre, etc. Mais dans le cas des commerces de proximité, le fait d’employer des individus le 1er-Mai découle d’un usage entouré d’incertitudes au regard du droit, tout en donnant lieu à interprétation par l’administration.
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