- Trois skieurs dont deux Britanniques sont décédés vendredi dans une avalanche en secteur hors-piste à Val d’Isère.
- Les conditions y demeurent très dangereuses au lendemain d’une rarissime journée de « vigilance rouge » dans le département.
- Alors que le risque dans la zone est actuellement de 4, sur 5 niveaux possibles, certains déplorent que les victimes ne soient pas restées sur les pistes sécurisées.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Trois skieurs sont décédés vendredi dans une avalanche en secteur hors piste à Val d’Isère, en Savoie, où les conditions demeurent très dangereuses au lendemain d’une rarissime journée de « vigilance rouge » dans le département. Il était 11h30 ce vendredi matin, quand les pisteurs secouristes ont reçu l’alerte : plusieurs skieurs britanniques et un moniteur indépendant viennent d’être balayés par une coulée de neige de 400 mètres de long.
« Il y avait un groupe de 4 personnes accompagnées d’un professionnel qui était vraiment sur le bas du dépôt, une enquête sera en cours, mais il semblerait qu’il n’a pas vu arriver l’avalanche, puisqu’ils étaient vraiment sur le bas de la pente »,
commente dans le reportage en tête de cet article Cédric Bonnevie, directeur de la régie des pistes. « On ne peut pas tenir la main de tout le monde à part fermer les domaines skiables ce qu’on ne souhaite pas et qui n’est pas souhaitable. Encore une fois, on ne pourra pas empêcher les gens d’aller faire du hors-piste ».
« C’est de l’irresponsabilité »
Un autre skieur français et n’appartenant pas à ce groupe a été retrouvé décédé quelques minutes plus tard. Tous étaient équipés de détecteurs de victimes en avalanche. Avec plus de 1,50 mètre de neige tombé en 24 heures dans les Alpes, avaient-ils conscience du danger partout en montagne ? Pourquoi ces skieurs ne sont-ils pas restés sur les pistes sécurisées ? « Le risque était fort, 4 sur 5 aujourd’hui. Je trouve que c’est de l’irresponsabilité, on ne fait pas ça à 4 sur 5, même à 3 sur 5 on n’y va pas. C’est malheureux pour la famille, c’est malheureux pour tout le monde, mais je trouve qu’ils l’ont cherché »,
estime une femme sur place.
« Déjà le guide n’aurait pas dû faire du hors-piste. Je connais certains guides qui ont des engagements à la semaine, qui ont dit à leurs clients, aujourd’hui on ne sort pas. Les clients ne sont pas contents, mais c’est le prix à payer de la sécurité »
, explique un skieur.
« Malheureusement, j’ai l’impression que tous les week-ends on entend un peu la même chose »,
déplore un troisième. « Il faut faire gaffe, il faut sensibiliser, continuer à sensibiliser. Il y a le débat d’interdire ou pas le hors-piste, je pense que c’est une responsabilité de chacun ».
À Val d’Isère, 16.000 vacanciers sont attendus samedi. Il s’agit de la plus grosse affluence de l’année dans la station savoyarde.















