dimanche, mai 17

  • La mise en vente du nouveau modèle des montres Swatch a provoqué des incidents partout en France samedi.
  • Certains magasins ont dû fermer face à la forte demande.
  • Des tirs de mortiers ont même été tirés à Lille dans la journée.

Une opération très attendue qui tourne court. Samedi 16 mai, une opération de vente d’une collection spéciale de montres Swatch créées en collaboration avec l’horloger de luxe Audemars Piguet a tourné au chaos en France et ailleurs dans le monde.

Les stocks ont d’ailleurs été rapidement épuisés : « Ça ne sert à rien de patienter, nous n’avons plus de montres », a annoncé, seulement quelques heures après la mise en vente, le responsable d’une des boutiques parisiennes vendant le nouveau modèle. 

Une consigne donnée sous protection policière, alors que le responsable doit fermer les portes de sa boutique et sortir lui-même devant la masse d’acheteurs afin de dissuader les clients prêts à se procurer la « Royal Pop » coûte que coûte.

Plainte déposée

Ce qui provoque une telle euphorie en France et dans le monde ? Le nouveau modèle de montre de la marque Swatch, né d’une collaboration entre l’horloger de luxe Audemars Piguet et une plus accessible au public. Si son prix officiel est de 400 euros, des revendeurs en profitent déjà pour en tirer un bénéfice bien confortable. Un acheteur, anonyme, compte mettre en vente sa prise du jour « au moins trois fois plus » chère que son prix d’achat en boutique, soit au minimum à 1.200 euros. 

L’accessoire se trouve déjà en vente sur certains sites de particuliers comme Vinted. Pour l’acquérir, il faut parfois débourser 1.700 euros voire 3.600 euros, soit entre quatre et neuf fois plus que son prix initial. Avec un objet d’une telle valeur, les tensions n’ont pas tardé à apparaître aux abords des boutiques officielles. 

Avec des tirs de mortiers à Lille et des policiers suréquipés, certains magasins n’ont même pas pu ouvrir. « Tout le monde va retenir la marque, c’est une opération plutôt réussie car en termes d’image et de reconnaissance de la marque, on va s’en souvenir », explique Gaëlle Pantin Soher, professeure de marketing à Angers. Cette publicité se fait ainsi au prix du désordre. À tel point que la ville de Lille a annoncé porter plainte contre la marque Swatch samedi soir.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Laura ADDA, Romain GOICHON

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