Deux hommes ont été mis en examen, vendredi 6 mars soir, dans l’enquête sur la découverte d’une tête de porc devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi. Ils sont poursuivis pour violences aggravées envers un élu public, provocation publique à la haine ou à la violence et ont été placés en détention, a annoncé le procureur de Nice, Damien Martinelli.
Deux hommes de nationalité tunisienne avaient été interpellés et placés en garde à vue, mercredi, après la découverte, fin février, d’une tête de porc « coupée en deux », accompagnée d’une affiche avec une étoile de David et l’insulte « connard » devant le domicile de M. Estrosi qui a manifesté publiquement son soutien à Israël, à de nombreuses reprises.
Le visionnage de caméras de surveillance a permis de voir « un individu, vêtu de noir et porteur d’un sac cabas, accrocher la tête de porc et l’affiche », et d’identifier un véhicule, évoquant « la possible participation de quatre personnes », avait précisé plus tôt vendredi le magistrat, dans un communiqué.
Christian Estrosi se porte partie civile
Le premier mis en cause, localisé à Nice, a été interpellé le 4 mars, soit cinq jours après les faits, alors qu’il était en train de prendre une photo du maire de Nice près d’un restaurant dans le centre-ville. Il « se présente comme titulaire d’un doctorat en informatique et autoentrepreneur », selon le parquet. Déjà condamné notamment pour vol en réunion, il est titulaire d’un récépissé de demande d’asile.
Le second, en situation irrégulière et interpellé en Seine-et-Marne, a lui été condamné dans des affaires de stupéfiants. Le procureur de Nice a précisé que « le premier mis en cause contestait toute participation aux faits tandis que le second reconnaissait la participation à certains actes préalables tout en contestant son implication directe et volontaire ».
Sur X, Christian Estrosi a estimé être « victime d’une barbouzerie inédite », expliquant qu’un des mis en cause avait « tenté d’infiltrer [son] entourage et de s’immiscer au sein de [son] équipe de campagne ». « Un de mes collaborateurs a été entendu comme témoin », ajoute-t-il.
« S’agit-il d’une mafia organisée ? D’une ingérence en provenance d’un pays étranger ? D’opposants capables du pire ? », s’interroge le maire de Nice. Son avocat Me Olivier Baratelli a déclaré à l’Agence France-Presse qu’il se portait partie civile.
















