L’opération de police menée le 10 décembre 2025, par la brigade financière d’Evry (Essonne), pourrait déclencher des tensions diplomatiques. Selon nos informations, une vingtaine d’enquêteurs ont perquisitionné simultanément, à l’aube ce jour-là, les domiciles de l’ex-fonctionnaire de police franco-tunisienne Sihem Souid, et de sa fille. Cette communicante du gouvernement qatari en France et en Belgique à travers sa société ELN Group depuis 2015, proche de la famille royale Al-Thani, fait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet d’Evry pour des soupçons d’« abus de biens sociaux » et de « recel ».
Outre Mme Souid, sa fille et son époux ont également été interpellés puis entendus en garde à vue. Les biens immobiliers, matériels (bijoux, sacs, objets de valeur, cadeaux d’enfance faits à sa fille), comptes et coffre bancaires de la communicante ont été saisis par la justice.
L’enquête, qui ne cible pas l’origine des fonds, se polarise à ce stade sur des flux financiers, « susceptibles de délit d’abus de biens sociaux », au préjudice de ELN Group, entre janvier 2019 et juin 2025, dont des frais de voyages et des virements faits à une société dirigée par l’époux et prestataire facturé de Mme Souid. Depuis le raid spectaculaire du 10 décembre 2025, cette dernière « travaille actuellement sans pouvoir être payée en raison de [sa] situation bancaire ».
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