C’est une activité d’apparence désuète mais indispensable à la construction et aux travaux publics. Chaque année, plus de 300 millions de tonnes de fragments de roche (sables et graviers) sont extraites du sol français, soit un peu plus de 4 tonnes par habitant. Pour leurs besoins, Colas (Bouygues), Eurovia (Vinci) et Lafarge sont les plus gros exploitants de carrières, mais il reste encore de nombreux carriers locaux indépendants. Selon l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem), 2 500 carrières sont exploitées un peu partout dans l’Hexagone, les granulats étant consommés à quelques dizaines de kilomètres du site d’où ils sont extraits grâce à l’usage d’explosifs.
Depuis trois ans, ce secteur ancestral est traversé par de fortes tensions entre concurrents. Face aux hausses de prix et pratiques commerciales présumées injustes que lui imposeraient ses deux principaux fournisseurs d’explosifs, l’australien Dyno Nobel, numéro un mondial, et le français EPC Groupe, la PME caennaise Exploroc, spécialisée dans le forage-minage des roches de carrières, multiplie les actions devant l’Autorité de la concurrence.
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