- Au moins 550.000 foyers restaient privés d’électricité ce jeudi soir après le passage de la tempête Nils, principalement dans les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.
- Toute la journée, les techniciens étaient à pied d’œuvre pour rétablir le courant.
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Tempêtes, orages, inondations… la météo s’emballe en France
Au pic de la journée de jeudi, quelque 900.000 clients d’Enedis étaient privés d’électricité après le passage de la tempête Nils, principalement dans les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. D’après Enedis, la moitié d’entre eux auront retrouvé le courant dans la soirée.
Près de Toulouse, une équipe de TF1 a pu suivre des agents en intervention, dans le jardin d’une sinistrée. Leur mission : raccrocher un câble, arraché par la force du vent. « Il va remettre le câble sur son support et puis ensuite, il va contacter nos équipes centrales qui vont vérifier que tout est OK. Et ensuite, ils vont réarmer et réenclencher. Et le quartier va retrouver de l’électricité »,
détaille dans le reportage en tête de cet article, Laurent Meric, directeur des affaires régionales Occitanie chez Enedis.
Pour coordonner les 3.000 agents déployés, Enedis a ouvert une cellule de crise nationale. « Près de 160 kits de matériel que l’on a apportés sur place, on a également apporté 360 groupes électrogènes, on a mobilisé aussi des hélicoptères »,
détaille Hervé Champenois, directeur de crise d’Enedis.
« La journée a été très longue »
En attendant que le courant soit rétabli partout, les sinistrés prennent leur mal en patience. Dans les Landes, Paola et Sébastien ont fait le stock de bougies au supermarché et ressorti les frontales des tiroirs. D’après leurs informations, le courant ne reviendra pas avant vendredi midi. « Moi, j’ai la boule au ventre. La journée a été très longue »,
confie cette dernière, également préoccupée pour ses réserves de nourriture. « J’ai mes trois congélateurs, tout est plein. »
Près de Toulouse, Cathy, s’apprête à passer la nuit sans chauffage comme tous les voisins de son quartier. Quant au repas du soir, elle a fait appel au système D : les sandwichs. « Voilà, on mange froid et puis on va se chauffer à la bougie »,
glisse-t-elle, précisant qu’« il n’y a plus rien qui marche »
depuis 5h30 ce jeudi matin.













