Moins de 24 heures après qu’un avion américain a été abattu en Iran, l’incertitude demeure sur le sort d’un deux pilotes qui était à bord de l’aéronef. Samedi 4 avril, l’Iran et les Etats-Unis sont engagés dans une course pour le retrouver.
L’armée iranienne a affirmé vendredi avoir abattu l’appareil, un chasseur-bombardier F-15E. Les médias américains rapportent pour leur part qu’un des deux aviateurs s’est éjecté en vol et a été exfiltré au cours d’un raid des forces spéciales dans le sud-ouest de l’Iran, le sort du second demeurant inconnu.
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Il s’agit d’un revers sérieux pour l’aviation américaine cinq semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
D’autant plus que l’armée iranienne a affirmé avoir touché un autre avion américain, un appareil d’appui aérien rapproché A-10 Thunderbolt II, qui s’en ensuite abîmé dans le Golfe. Le New York Times avait auparavant fait état de la chute d’un avion américain près du détroit d’Ormuz, ajoutant que son seul pilote avait été secouru sain et sauf.
Long silence de la Maison Blanche
Après un long silence, la Maison Blanche s’est bornée à dire que le président Donald Trump avait « été tenu informé » de la perte d’un appareil dans le sud-ouest de l’Iran.
Dans une brève interview téléphonique à NBC, le président américain a assuré que cela ne changeait « rien du tout » à la tenue d’éventuelles négociations avec Téhéran pour trouver une issue à un conflit qui ébranle l’économie mondiale.
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Depuis le début de la guerre, aucun soldat américain n’a été tué ni capturé sur le sol iranien, mais 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.
Le F-15E a été détruit par un système de défense antiaérien des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a déclaré un porte-parole des forces armées iraniennes. « Des recherches supplémentaires sont en cours », a-t-il dit.
Le New York Times et le Washington Post disent avoir authentifié des photos et vidéos, circulant sur les réseaux sociaux et dans les médias iraniens, d’hélicoptères et avions américains survolant à basse altitude la zone concernée.
« Se planquer »
L’antenne de la télévision d’État iranienne dans la région de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad (sud-ouest) a diffusé des images présentées comme celles de l’épave, promettant une « généreuse récompense » à qui livrerait les pilotes.
Houston Cantwell, un ancien pilote de l’armée de l’air américaine, a expliqué à l’AFP que lors d’opérations comme celles menées contre l’Iran, des forces spéciales sont maintenues en permanence en état d’alerte pour secourir les pilotes abattus en territoire ennemi.
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« Cela procure une immense tranquillité d’esprit de savoir qu’ils feront tout leur possible pour venir vous chercher », a-t-il raconté, ajoutant toutefois : « en même temps, ils ne se lanceront pas dans une mission suicide ».
Selon lui, la priorité pour un pilote se retrouvant dans cette situation est « avant tout de se planquer » et de trouver le meilleur endroit possible pour attendre une exfiltration, comme une clairière ou le toit d’un immeuble
Avec AFP











