RFI : « Joÿa », c’est le nom d’un esclave qui n’a jamais perdu sa joie de vivre malgré les épreuves. Mais c’est une figure imaginaire. Pourquoi vous a-t-elle inspiré ce second album ?
Tayc : Parce que j’arrivais à un stade de ma carrière où j’avais envie de raconter quelque chose de plus sensé, de plus lourd. Et je pense que cet héritage qui nous est propre, à nous, afro-descendants, résonne un peu dans les cœurs de tout le monde. Et comme vous parliez de transmission tout à l’heure, je pense que c’est ça : malgré le fait de n’avoir pas du tout vécu cette chose, on y est connecté automatiquement et c’est quelque chose qui nous touche. Deuxième album de Tayc, je n’avais pas envie d’arriver avec juste des belles chansons et des belles histoires d’amour, encore. Je voulais un bagage, je voulais passer à un autre « step » et raconter autre chose.
On pourrait presque qualifier Joÿa d’album concept. L’album compte 20 titres avec des prologues, des interludes, un épilogue. Comment avez-vous construit cette structure narrative ?
L’idée, ce n’était pas de porter, entre guillemets, le poids de l’esclavage et de venir, entre guillemets, pleurer. C’était de se dire : c’est notre richesse aujourd’hui et c’est notre combat aujourd’hui. Et nous, afro-descendants, nous sommes fiers d’être devenus ce que nous sommes. Et il faut le dire, il faut le prôner. Et cette joie qui nous est propre, elle est belle et il faut encore une fois en être fier. Donc ça commence dès le début, en fait, par la positivité de ce message que Dieu nous laisse en nous disant : « Nous, esclaves, nous avons rampé pour que vous, nos enfants, vous puissiez marcher la tête haute et nous avons pleuré pour que vous puissiez rire. Alors amusez-vous maintenant. Soyez fiers de ce que vous êtes. » Ça commence directement comme ça. (…) Ça peut être musical aussi, ou même narratif. Mais je ne voulais pas seulement des titres, je voulais que ça raconte quelque chose, je voulais que ça s’arrête à un moment donné, je voulais qu’il y ait des voix, je voulais qu’il y ait des cris, qu’il se passe quelque chose, que ce soit comme une pièce de théâtre…
Votre nouvel album s’ouvre sur le bruit de chaînes et des chants d’esclaves. C’est une prise de risque. Vous n’avez pas craint de perdre un peu de votre public avec un projet aussi ambitieux ?
Non, pas du tout, puisque c’est propre à mon histoire. Je ne viens pas sur un terrain qui m’est inconnu, et je pense que cette histoire, on a le droit de la décortiquer et de la sublimer, de la raconter comme bon nous semble. Par contre, là où j’avais peur, c’était musicalement. C’est-à-dire que cet album est fait de musiques vraiment poussées, d’une musicalité poussée, et pas de hits, pas de chansons mainstream et populaires. C’était là où j’avais envie de prendre ce risque. C’était un risque, et ça ne m’a pas fait peur. Le fait d’aller vers cette histoire, je n’avais pas de doute sur le fait que les gens trouvent ça justement intéressant. Parce que moi, la manière dont ça me fascine… elle est indescriptible. Donc je savais que ça fascinerait aussi les gens. Et pour le coup, c’est ce qui s’est passé.
Pourquoi avez-vous eu envie de retourner au Cameroun, le pays de vos parents, pour composer cet album ?
Parce que j’étais à un moment de ma vie… après le drame qui m’est arrivé en 2024. J’ai perdu quelqu’un qui m’était très, très cher…
… Que vous considériez comme votre frère ?
Oui, clairement. Il est décédé subitement, de manière assez catastrophique. Et ça m’a remis en question sur tout le principe même de la vie, sur ma carrière, sur plein de choses. Et pour la petite histoire, lui, il était très fan de ce Tayc qui justement prenait des risques musicaux et il me disait toujours : « Reviens un peu à la base, reviens à ce que tu faisais. La radio, tout ça, les gros titres mainstream, c’est bien, mais vas-y, fais ce qu’on racontait, ce que tu voulais faire quand on était gamins. Vas-y. » Et le fait de l’avoir perdu subitement, je me suis posé des questions sur tout ça. Et après, j’ai été un peu perdu dans ma carrière aussi, et je n’avais plus envie de grand-chose. Et je pense que quand tu ne sais plus trop où aller, il faut revenir un peu là d’où tu viens. Et malgré le fait que je ne sois jamais vraiment allé au Cameroun longtemps, j’ai décidé d’y aller et d’y passer vraiment du temps. Pas comme un artiste, pas comme un personnage public, mais d’aller au village. J’étais dans le village même de mon père, dans la case où il dormait, dans la petite cabane où il était. Et c’était un des plus beaux voyages de ma vie, tout simplement.
Et c’est là-bas que l’envie vous est revenue…
C’est là-bas. Oui, j’ai eu quelques réponses ( …). Juste aller au Cameroun, aller en Afrique et voir la joie des gens, voir la joie des gens sans grand-chose, avec rien. Aujourd’hui, et dans toute situation, il y a la joie au Cameroun, dans toute situation, il y a de la joie en Afrique et dans le cœur des gens, en tout cas. Et rien que ça, ça a été une belle leçon où je me suis remis en question. Je me suis dit : « Toi qui aujourd’hui as tout ce que tu désirais, la carrière que tu veux, comment tu broies du noir, comment tu décides de vouloir arrêter ? Tu es fou, tu es fou, ça n’existe pas. » Et ensuite, l’histoire de ce Joÿa, ça a donné aussi un sens, quelque chose à créer, quelque chose à raconter. Et ça s’est connecté automatiquement avec ce que mon frère me demandait d’aller chercher dans des sujets deep, qu’ils soient fictifs ou réels, mais d’aller dans quelque chose de profond et de faire de la musique dont on serait tous fiers. Et tout a pris son sens après ce retour du Cameroun.
Vous êtes né à Marseille, où vos parents se sont installés après avoir quitté la partie anglophone du Cameroun …
(…) Ma mère est venue en France pour les études. Elle était à Toulon. Et mon père pareil. Voilà, ils ont commencé leur vie en France, tout simplement. (…)
On parlait quelle langue, chez vous, à la maison ?
L’anglais, le pidgin comme on appelle chez nous. C’est de l’anglais un peu concassé, comme j’aime bien dire, avec un peu d’argot, des mots de chez nous, et un ton. De l’anglais et du français. Et après, la langue natale de ma mère aussi, son patois. Le patois de mon père aussi.
Et aujourd’hui, vous préférez écrire vos chansons dans quelle langue ?
Je n’ai pas assez de maîtrise en anglais, mais toutes mes toplines – ça s’appelle les mélodies – pour trouver un peu le fil conducteur d’une chanson, je les fais instinctivement en anglais. Je ne sais pas pourquoi. Je pense que c’est à cause de mes influences, à cause de ce que j’écoute. Mais après, je traduis en français. La langue française est si riche, si belle, avec des tournures de phrases tellement intéressantes que je pense que c’est plus satisfaisant d’écrire une belle chanson en français. Mais c’est plus dur, beaucoup, beaucoup plus dur.
Comment vous avez échappé au rap ? Parce que Marseille, c’est IAM, Soprano et Les Psy 4 de la Rime, SCH, Jul…
J’ai toujours aimé le r’n’b. J’ai toujours aimé la pop, le rock, le zouk, le coupé décalé. J’ai toujours aimé la mélodie. J’ai écouté beaucoup de rap quand j’étais plus petit. Mais ce qui me faisait vraiment kiffer, c’étaient vraiment les mélodies, le r’n’b. Et justement, mes potes se moquaient de moi à l’époque parce que j’écoutais de la musique de « fragile », selon eux. Mais j’ai toujours aimé ça. Je n’ai pas été un grand fan de rap hardcore, etc.
Le r’n’b, c’était ce que vos parents écoutaient aussi ?
Mes parents écoutaient de l’afro, des chansons camerounaises. C’étaient plus mes grandes sœurs et les chaînes de télé. En fait, j’étais un jeune des années 90 qui a allumé sa télé, qui était devant plein de chaînes de l’époque, et qui savourait juste la belle musique et les beaux artistes de notre génération. Moi, j’étais un grand fan d’Usher, j’étais un grand fan des Destiny Child (…) Je ne me voyais pas falsifier mes influences pour plaire. Et même dans mon style vestimentaire…, quand parfois je dis aux gens que je viens de Marseille, ils disent : « Mais tu dégages pas du tout la vibe de Marseille. » Et c’est vrai, c’est que je n’ai jamais trop eu cette vibe, très forcément « quartier », « survêt’ », etc. Même si j’étais dans le quartier, je mettais des jeans, je mettais des baggys, etc. On se foutait de ma gueule à l’époque. Mais voilà, aujourd’hui, j’ai réussi à persévérer et c’est ce qui fait un peu ma différence avec mes potes de Marseille.
On vous doit un style musical sensuel et chaloupé. L’afro lov’, est-ce que vous pouvez nous le définir ?
C’est chaloupé, c’est dansant, c’est rythmé. Pas toujours, mais principalement. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, j’ai toujours aimé le jazz, la soul, le r’n’b, le gospel, et j’étais danseur afro. Je ne dansais pas du hip-hop, je ne dansais pas tout ça mais du coupé décalé, afro, comme on appelait ça à l’époque. Et à chaque fois qu’on me demandait ce qu’était mon style, je ne savais pas trop quoi répondre : afro, mais un peu r’n’b. Je voulais « brander » la chose et trouver un nom qui représente un peu tout ça. Et c’est vrai, vous l’avez dit, que c’est très souvent autour des femmes, des histoires d’amour, etc. Et je me suis dit : « Afro, en fait, c’est quand même ma base, c’est quand même mon continent, c’est quand même ma richesse. » Et le « love », en fait, sans le e d’ailleurs, c’est « lov’ » ça représente toutes ces influences afro-descendantes et noires, américaines, gospel, jazz, etc. Donc on a « brandé » ça, et c’est devenu l’afro lov’. Et aujourd’hui, c’est un genre, un style dont les gens parlent ouvertement, et c’est une vraie fierté.
Tayc, c’est votre nom d’artiste, l’acronyme de « Take All You Can ». Comment vous est venue cette trouvaille ?
« Prends tout ce que tu peux ». Depuis que je suis très jeune, on m’appelle comme ça parce que, déjà petit, je touchais à tout et je gardais tout pour moi. Vraiment. Dès que je prenais un truc, les clés de mes tatas et tontons… Il y a beaucoup de clés qui n’ont jamais été retrouvées à cause de moi, qui étaient parfois dans mes couches … ! Donc, j’ai vraiment toujours pris tout ce que je pouvais. Et c’est resté. Et aujourd’hui, je suis comme ça, à saisir toutes les opportunités, à prendre tout, à essayer de tout arracher sur mon passage. Du coup, c’est resté.
Est-ce que « Girlfriend », c’est un peu votre « Rock My World » à vous ? Vous qui aimez tellement Michael Jackson…
Je n’aurais jamais le courage de dire ça à l’antenne. Peut-être que je le dirai à huis clos, mais à l’antenne, je ne me comparerais jamais à notre GOAT. En tout cas, c’était une référence claire, assumée, et que j’ai faite avec mon ami producteur, aujourd’hui compositeur, qui m’a accompagné et qui m’a galvanisé dans cette volonté. Parce que c’était quand même une grosse épreuve que d’aller se fritter à « Rock My World », mais il a bien fait, et on a réussi à faire un truc cool.
Alors, dans Joÿa, vous avez invité Masego, un chanteur américain originaire de Jamaïque, aux côtés de la reine Aya Nakamura, de votre collègue coach de The Voice, Lara Fabian, et du jeune rappeur RnBoy. Vous avez dit que choisir des featurings pour cet album, c’était comme sélectionner onze joueurs pour l’équipe de France de football. Chacun a un rôle, chacun a une place particulière…
Oui, plus encore. C’était comme si je devais faire un choix pour un Clásico entre Ronaldinho, Robinho, Ronaldo, Messi… J’avais vraiment que des titres qui pour moi en tout cas, – je n’aurais pas la prétention de dire pour tout le monde – qui me faisaient vraiment beaucoup kiffer et qui racontaient quelque chose. C’est-à-dire que si ce n’était pas musical, c’était dans son sens, c’était dans son thème, c’était dans son histoire, c’était dans son écriture. J’ai dû faire un choix assez difficile, mais on l’a fait, ça a donné Joÿa.
Vous avez invité RnBoy, qui a 19 ans aujourd’hui, sur Maman prie. Est-ce que vous êtes un grand frère pour lui ? Est-ce que vous avez envie d’être un passeur pour la jeune génération ?
Je pense qu’aujourd’hui – ce n’est pas forcément une question de grand frère – qu’il y a des portes qui se sont ouvertes pour qu’eux puissent venir confirmer la chose. Moi, je suis un petit frère de Dadju, qui lui-même est un petit frère de Singuila, qui lui-même est un petit frère de … Et je pense que c’est une question de génération. Je pense qu’aujourd’hui, la musique r’n’b brille comme ça et elle est aussi populaire parce que nous, avant, on a réussi à, entre guillemets, habituer les oreilles à ce style, à ce genre, à ces mélodies. Dadju l’a fait avant moi, mon prédécesseur. J’ai su reprendre le flambeau aussi. Et juste continuer. (…) Mais il n’y a pas de grand frère. Je pense qu’en termes d’âge, oui, effectivement, je suis plus grand que lui de onze ans. Mais aujourd’hui, ce qu’il est en train de montrer, c’est que même à 19 ans, on peut avoir une carrière énorme, et c’est ce qu’il est en train de prouver. Donc, grand frère, on n’a pas cette relation, lui et moi, mais c’est un énorme artiste pour qui j’ai beaucoup, beaucoup de respect, parce qu’il est très respectueux, lui aussi. Et à son âge, ce n’est pas facile de garder la tête sur les épaules et de rester comme ça. Il est venu me faire honneur lors de mes concerts, et c’est vraiment un bon petit gamin à qui je souhaite le meilleur.
Votre mère, c’est votre socle, votre pilier, celle qui vous fait redescendre sur terre au cas où le succès vous monterait un peu à la tête…
C’est ma souveraine. Nous, au Cameroun, on a un peu cette mentalité-là, même en Afrique. Tant que ta mère est connectée fortement à la spiritualité, tu es un enfant béni. Notre mère, c’est elle qui nous a mis au monde. Donc, forcément, c’est notre base, c’est notre socle, comme vous le dites si bien. Et elle est très, très croyante. Et moi, il y a eu des moments, et même aujourd’hui, où, forcément, avec la musique, avec tout ce que je fais, où tu te perds. C’est difficile de garder le repère. Mais elle, elle a toujours été cette poutre solide qui, à chaque fois que j’arrive chez elle, même pour une heure, une demi-heure, elle a toujours cette petite prière avant mes concerts. Parfois, je suis dans le speed, il me reste cinq minutes, et elle dit : « Non, on prie, c’est important. » Et elle me le rend bien, parce qu’au final, tout se passe toujours très bien quand elle est là, quand elle n’est pas là… Donc, j’ose penser que c’est un peu mon ange gardien.
En sortant de la projection du film de Ryan Coogler, Sinners, qui a valu à Michael B.Jordan de remporter l’Oscar du meilleur acteur, vous avez écrit « L’Entracte Not Afraid », qui figure sur l’album Joÿa. Et ça vous a inspiré également un court-métrage que vous avez projeté en mai à la Seine musicale, en prélude à votre arrivée sur scène. Est-ce que le cinéma nourrit souvent votre inspiration ou est-ce que c’était la première fois ?
Ah non, c’est ma base. J’aimerais tellement crever l’écran dans le cinéma et faire de grandes choses. J’en ai toujours mis dans ma musique depuis 2016. Même l’annonce de mon premier concert, c’était au Trianon de Paris en 2019. On avait fait une espèce de scénario où je laissais une feuille sur le lit d’une fille, etc. Il y avait toujours un truc. J’ai toujours aimé que ce ne soit pas juste moi et mon téléphone qui dit : « Salut tout le monde, on se retrouve. » J’ai toujours aimé imager les choses et les scénariser. Et aujourd’hui, avec les plus gros moyens qu’on a, on essaie de faire de grandes choses. Le cinéma, c’est un lobby quand même qui est assez difficile à atteindre. C’est fermé, donc on essaie de toquer à la porte, de dire : « On est là », mais le temps que ça prend…
Vous n’avez eu aucune proposition ?
Si, j’en ai eu, mais moi, je ne suis pas forcément toujours chaud pour tout. Donc, on essaie de faire de belles choses. Si c’est faire du cinéma pour faire du cinéma, ça ne m’intéresse pas. Mais pour l’instant, on prend nos moyens et on fait de belles fictions. Et ce court-métrage qui sortira, j’espère bientôt, en est la preuve, même sans être dans un grand lobby qui est le cinéma.
(…)
Vous venez d’avoir 30 ans, vous parlez de votre vie comme d’une trilogie avec un premier chapitre qui se clôt. Concrètement, quel est l’artiste ou l’homme que vous voulez être dans le deuxième chapitre de la trilogie ?
Quelqu’un dont les gens seraient fiers d’écouter l’art et de consommer l’art. J’ai bâti mon premier chapitre basé sur le talent que j’avais, sur ma voix, sur les chansons que j’écrivais. Ce deuxième chapitre, il est vraiment basé sur la transmission, comme vous l’avez dit avec Joÿa. Et enfin, un peu d’histoire, un peu de fond dans ce que je raconte, et chercher à vraiment toujours éveiller un peu les consciences, d’une manière ou d’une autre. Ça peut être dans un titre très léger comme dans un titre plus profond, comme le prologue qu’on a écouté, qui est très deep, qui est dur à écouter, même pour certains. (…)
Je crois que vous rêvez de conquérir le marché américain. Est-ce que vous vous y préparez sérieusement ?
Là, pour l’instant, je kiffe Joÿa. J’essaie de vraiment segmenter, faire chapitre par chapitre. Joÿa est en train de bien fonctionner, je suis content, il prend son temps, et c’est ce que je voulais. Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas fait un album pour que ça explose en deux semaines et qu’on en parle plus après. Donc là, la pente et la courbe sont exponentielles. Elles montent. Et donc, du coup, je me concentre vraiment sur ça. J’ai envie de savourer cet album et que les gens le savourent aussi, et pas de passer à autre chose tout de suite. Aujourd’hui, on est dans une société, dans une ère où tout va trop vite, où les gens consomment trop vite. Donc non, je veux vraiment déposer Joÿa et que les gens le prennent vraiment comme un beau bijou et le consomment à longueur de journée. Et ensuite, on se pose avec l’équipe et on réfléchit sur quel continent on va pour la suite de cette carrière.
Los Angeles, par exemple…
Ce serait bien. Londres, c’est bien aussi. C’est encore plus influent que Los Angeles aujourd’hui. Londres, dans la mode, dans la musique, dans plein de choses. C’est un peu la plateforme, la plaque tournante où tout le monde va aujourd’hui, surtout pour travailler. Et puis, ce n’est pas loin d’ici. Donc, si je veux retourner voir mes petits, je pourrais.
Tayc Joya (Play Two) 2025
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