mercredi, septembre 9

  • Céline Dion s’apprête à chanter devant quelque 500.000 personnes pour son grand retour.
  • Un public avide de souvenirs et de produits collectors pour immortaliser l’événement.
  • De l’habillement à l’alimentation, zoom sur ces « goodies » qu’on s’arrache déjà.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Le retour de Céline, c’est (aussi) une histoire de gros sous. Alors que ses concerts en France pourraient générer des retombées économiques à hauteur d’1 milliard d’euros, d’après les experts, un premier business fort lucratif fait déjà recette : les produits dérivés. Des t-shirts aux produits alimentaires aux gadgets en tous genres, de nombreuses marques et enseignes mettent le paquet… à des prix très variés.

Aux Galeries Lafayette boulevard Haussmann, des dizaines de personnes se pressent dans une boutique éphémère aux tons rose et gris, imaginée avec A&R Studios, le studio créatif d’Universal Music France. La star est signée chez Sony, une major concurrente, mais il est courant qu’un artiste ait des partenaires différents selon ses activités.

« C’est cool parce que Céline, ce n’est pas une artiste à merchandising. Les objets dérivés ont commencé à Las Vegas mais, sur les concerts habituels, on n’avait pas ça du tout », assure Anthony Cayer, admirateur de la chanteuse rencontré par l’AFP devant le célèbre magasin parisien, à quelques jours du premier concert de la star québécoise, samedi.

Au total, ce membre des Red Heads – la plus grande communauté mondiale de fans de Céline Dion – a déboursé presque 400 euros en quelques minutes. « Il y a le vinyle Live à Paris édition exclusive, les macarons, le carnet, le foulard, les chaussettes, un sweat, énumère ce collectionneur.

Des t-shirts collector à 125 euros

Avec la mode sous licence, en forte croissance en France, le secteur atone de l’habillement espère un coup de fouet. Maje, marque parisienne positionnée sur le segment « luxe accessible », propose notamment un T-shirt à 125 euros estampillé du message « Celine Dion Paris tickets for sale ? », clin d’œil à la billetterie prise d’assaut.

De son côté l’enseigne de prêt-à-porter Pimkie a négocié avec Sahinler, grossiste de vêtements sous licence, pour proposer quatre articles uniquement en ligne. Cette capsule « marche très bien sur le web, on a vendu plus de la moitié de tout le stock en quelques jours sur un peu moins de 10.000 pièces », détaille Clément Perrigouard, responsable Style et collection.

Toujours au registre de l’habillement, la société La Teulier, qui propose des objets personnalisés à la demande, a mis en vente des t-shirts avec le message « Où sont mes billets ? » et de charmantes chaussettes paillettes « J’irai où tu iras ». Plus accessibles, des produits dérivés sont aussi présents dans les rayons de certains supermarchés U, Leclerc ou Auchan.

Au rayon alimentaire, le chef pâtissier star Pierre Hermé propose un coffret de macarons aux airs de lingot d’or, à raison de 25 euros les 4 ou 38 euros les 8, renfermant des saveurs appréciées par la chanteuse. Caramel beurre salé, praliné pistache, clou de girofle et cannelle de Ceylan, huile d’olive à la mandarine et eau de concombre… Il y en a pour tous les goûts.

Le merchandising de Céline Dion reste toutefois plus discret que celui d’autres artistes comme Taylor Swift ou le groupe de K-Pop BTS. Le marché mondial des produits dérivés musicaux devrait atteindre 16,3 milliards de dollars d’ici 2030, selon un rapport du cabinet londonien MIDiA Research, spécialisé dans l’industrie du divertissement.

Jérôme VERMELIN

Share.
Exit mobile version