Dans le face-à-face qui oppose les Etats-Unis à l’Europe autour du Groenland, l’Allemagne décrit elle-même sa position comme « intermédiaire ». Confrontée aux mesures de rétorsion brandies par le président américain, Donald Trump, contre les huit pays engagés dans la défense du Groenland, l’Europe est apparue unie, dimanche 18 janvier, menaçant d’utiliser à son tour des sanctions commerciales.
A Berlin pourtant, les mots employés ne sont pas tout à fait les mêmes qu’à Paris. Le chancelier conservateur, Friedrich Merz, cherche avant tout à « éviter une escalade douanière », a-t-il prévenu le lendemain, s’abstenant de toute référence au « bazooka » commercial européen, cet instrument « anticoercition » qui permettrait, par exemple, de limiter l’accès des entreprises américaines aux marchés publics européens. Et c’est avec un ton conciliant qu’il espérait rencontrer le président américain, à Davos (Suisse), mercredi 21 janvier au soir, avant de s’exprimer à la tribune jeudi matin, puis de rejoindre Bruxelles dans la soirée, où se tiendra le sommet européen extraordinaire.
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