Le suicide de Caroline Grandjean le 1er septembre 2025, le jour de la rentrée des classes, avait bouleversé l’ensemble de la communauté enseignante. Cinq mois plus tard, l’éducation nationale reconnaît, fait rare, des manquements dans l’accompagnement de cette directrice d’école du Cantal, victime en 2023 et 2024 d’une série d’injures et de menaces homophobes taguées sur les murs de sa petite école du village de Moussages.
L’enquête administrative diligentée par l’ancienne ministre de l’éducation Elisabeth Borne en septembre 2025 conclut à « une défaillance institutionnelle dans le soutien apporté à Mme Grandjean », a fait savoir la Rue de Grenelle vendredi 6 février, sans toutefois rendre public le rapport des inspecteurs généraux. Le ministre actuel, Edouard Geffray, a reçu Christine Grandjean-Paccoud, l’épouse de l’enseignante décédée, le 29 janvier pour lui présenter ces conclusions.
« Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l’enseignante que l’institution n’a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents », a communiqué le ministère, soulignant également « des décisions administratives vécues comme des injustices ».
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