vendredi, septembre 18

Ce vendredi 18 septembre, la cour d’appel de Paris doit se prononcer dans l’affaire Stéphane Plaza. L’ex-animateur vedette de M6 est accusé par deux anciennes compagnes de « violences habituelles », physiques et psychologiques entre 2018 et 2022.

Condamné à un an de prison avec sursis en première instance, Stéphane Plaza a comparu devant la cour d’appel fin juin, début juillet, pour des faits de violences sur deux anciennes compagnes. À l’issue d’une audience très tendue, il a pourtant bénéficié de réquisitions plus favorables. Le parquet général a, en effet, requis une peine moindre que celle prononcée en première instance.

Abandonnant le côté « habituel » des violences dénoncées par les deux plaignantes, le parquet a demandé que l’ex-animateur soit condamné pour des faits de violences sur l’une des deux femmes à une peine de six mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans et une amende de 12.000 euros.

Sans remettre en cause la parole de la seconde plaignante, le parquet général a indiqué qu’il ne demandait pas la condamnation de Stéphane Plaza pour les faits qu’elle dénonçait, car ils ne reposent que sur ses « seules déclarations ».

Un doigt fracturé

Pour Stéphane Plaza, tout est parti d’une enquête de Mediapart révélant, en septembre 2023, qu’il avait pu être violent avec d’anciennes compagnes. Le parquet avait ouvert une enquête.

Au final, deux femmes dénonçaient des faits. Paola qui a relaté la détresse psychologique dans laquelle l’animateur l’avait entraîné. Et surtout, Amandine qui a relaté plusieurs faits de violence, dont un au cours duquel l’animateur lui a fracturé un doigt et en a luxé deux autres. Un épisode que Stéphane Plaza a reconnu, arguant qu’il était dyspraxique et ne maîtrisait pas forcément ses gestes.

En février 2025, le tribunal judiciaire de Paris l’avait relaxé pour les faits dénoncés par Paola. Mais l’avait condamné pour ceux dénoncés par Amandine à une peine de douze mois de prison avec sursis, à l’issue d’une audience tendue, qualifiée de « poisseuse » par Benjamin Chouai, l’avocat d’Amandine.

Lorsque la décision avait été rendue, Stéphane Plaza s’était agenouillé près de ses avocats, des larmes dans les yeux. Il avait immédiatement annoncé son intention de faire appel de ce jugement.

L’ancien animateur de M6 a toujours contesté avoir voulu être violent. « Je suis un pétochard. Je suis une flipette. Je suis même, je peux le dire, je suis un lâche. Mais je ne suis pas violent. Je suis allé dans des associations pour aider les femmes », avait-il lâché à la barre du tribunal judiciaire de Paris, en première instance.

« Beauf », « gros con »

Dénonçant, selon lui, les « mensonges » et la « calomnie » des plaignantes, il s’était aussi posé en victime, ce qui avait particulièrement agacé les plaignantes. « On touche au fond de moi quelque chose de grave. On m’humilie. Mon nom est taché. Et quoi qu’on en dise, on dira ‘Stéphane Plaza, il y a un doute’. » En guise d’exemple, l’animateur avait annoncé avoir perdu un contrat avec le groupe Disney, en raison des accusations le visant, alors qu’il devait tourner un film de l’univers des super-héros Marvel.

En juin 2026, lors de son procès en appel, Stéphane Plaza s’est défendu au cours d’une audience désastreuse en termes d’image pour lui. Il s’était régulièrement qualifié de « beauf », de « gros con », et avait admis avoir été infidèle à cette période de sa vie, tout en martelant qu’il n’avait jamais été violent.

Cette affaire a eu, en tout état de cause, raison de la carrière de l’animateur. Après le jugement de condamnation en première instance, le groupe M6 avait annoncé cesser toute collaboration avec lui. Son réseau d’agences immobilières, à son nom, a aussi été fragilisé, avec beaucoup de franchisés demandant des compensations financières après avoir constaté la baisse de leur chiffre d’affaires lié, selon eux, à l’affaire.

En mai 2025, Stéphane Plaza avait également dû s’acquitter d’une contribution de 3.000 euros après avoir reconnu l’usage de stupéfiants (cocaïne) après 24 heures de garde à vue. Alors même qu’il avait affirmé n’avoir jamais pris de drogue de sa vie lors de l’audience.

Article original publié sur BFMTV.com

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