Le réalisateur Rob Reiner, qui laisse derrière lui quelques films mémorables – Spinal Tap (1984) ; Quand Harry rencontre Sally (1989) ; Des hommes d’honneur (1992) –, est mort le 14 décembre 2025, d’une mort tout particulièrement odieuse : assassiné, en même temps que son épouse Michele, à l’arme blanche. Le principal suspect de ce meurtre horrible se trouve être par surcroît leur propre fils, Nick, âgé de 32 ans, qui souffre apparemment de troubles mentaux.
L’idée de ressortir, en cette funeste occasion et en guise d’hommage à sa mémoire, Stand by Me (1986), se justifie par le fait qu’il s’agit du meilleur film de Rob Reiner, mais aussi par le trouble qui finira par s’instaurer entre ce récit de formation fictif engageant un quatuor d’adolescents au seuil de leur vie d’adulte et le destin désenchanté, voire tragique, de certains de ses acteurs.
Adapté d’une nouvelle autobiographique de Stephen King parue en 1982, Le Corps, tirée du recueil Différentes saisons (Albin Michel, 1986), empruntant son titre à l’une des plus sublimes chansons du répertoire américain (interprétée en 1961 par Ben E. King, coécrite avec le duo Jerry Leiber-Mike Stoller), le film se veut un hymne aux forces vertueuses de l’amitié, frappé au sceau du temps qui la décime.
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