vendredi, juin 12

Le moment que Wall Street attendait depuis le début de l’année est arrivé vendredi : SpaceX, le groupe spécialisé dans l’IA et l’aérospatiale contrôlé par Elon Musk, a fait ses débuts en Bourse au Nasdaq avec la plus grande introduction en Bourse (IPO) de l’histoire des marchés financiers.

Dans un discours prononcé avant l’ouverture de la séance new-yorkaise, Musk a déclaré que l’objectif de SpaceX est de « retirer la part de fiction de la science-fiction ».

Le titre SPCX a ouvert à 150 dollars, soit plus de 10 % au-dessus de son prix d’introduction fixé à 135 dollars, et dépassait déjà les 160 dollars après les premières minutes de cotation.

La société avait confirmé jeudi avoir fixé le prix de 555,6 millions d’actions de classe A à 135 dollars l’unité, valorisant le groupe à environ 1 780 milliards de dollars (1 540 milliards d’euros) et visant une levée de 75 milliards de dollars (64,5 milliards d’euros), reléguant instantanément dans l’ombre les 29,4 milliards de dollars (25,4 milliards d’euros) de Saudi Aramco, qui détenait le record mondial depuis près de sept ans.

Seuls environ 3 % à 4 % des actions SpaceX sont actuellement disponibles pour le public en Bourse.

L’entreprise avait prévu d’allouer jusqu’à 30 % de son offre aux investisseurs particuliers, dont 10 % réservés aux acheteurs européens, mais cette part a finalement été fixée à 20 %. Quant aux contrats d’options sur SPCX, leur première cotation est prévue la semaine prochaine.

L’IPO rapproche également Elon Musk du statut de première personne au monde à posséder 1 000 milliards de dollars.

Forbes évaluait, avant l’introduction en Bourse, la participation de Musk dans SpaceX, estimée à environ 42 % du capital, à quelque 500 milliards de dollars (435 milliards d’euros). Au prix de l’IPO, cette participation vaut environ 690 milliards de dollars (600 milliards d’euros), soit près de 190 milliards de dollars (165 milliards d’euros) de plus, ce qui rapproche sa fortune nette du seuil des 1 000 milliards de dollars (870 milliards d’euros).

Au-delà d’Elon Musk, des milliers de salariés de SpaceX profitent aussi de l’IPO et deviennent millionnaires.

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La cotation offrira à des millions d’épargnants une exposition indirecte à SpaceX, la société devant rapidement remplir les critères d’entrée dans les grands indices boursiers après ses débuts, ce qui signifie que ses actions pourraient être achetées automatiquement par les fonds indiciels.

SpaceX devrait intégrer en priorité le Nasdaq-100 en moins d’un mois, contre un délai habituel pouvant atteindre un an.

La nouvelle règle d’entrée accélérée du Nasdaq, introduite en mai, prévoit désormais d’évaluer les valeurs nouvellement cotées en classant leur capitalisation boursière au septième jour de cotation et en vérifiant si elles se situent parmi les 40 premières composantes de l’indice.

SpaceX figure déjà dans le top 10.

Parmi les autres changements annoncés, la règle imposant aux sociétés de mettre sur le marché au moins 10 % de leurs actions a également été supprimée.

Les analystes estiment que les fonds répliquant le Nasdaq-100 devront acheter au moins 7 milliards de dollars (6 milliards d’euros) d’actions SpaceX autour de la date d’inclusion, créant une vague de demande mécanique.

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SpaceX est déjà éligible à une inclusion dans les indices actions américains Russell ainsi que dans la série FTSE Global Equity Index, grâce aux nouvelles règles d’entrée accélérée de l’opérateur d’indices FTSE Russell.

L’indice S&P 500, en revanche, n’adoptera pas de mécanisme de fast-track similaire.

S&P Dow Jones Indices a confirmé début juin qu’il maintenait l’exigence d’un historique de 12 mois et le critère de rentabilité selon les normes comptables américaines (GAAP), ce qui signifie que SpaceX ne rejoindra pas l’indice avant la mi-2027.

Cet article ne constitue pas un conseil financier ; effectuez toujours vos propres recherches et investissez en fonction de votre situation personnelle.

Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Signaler un problème : [feedback-articles-fr@euronews.com].

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