Selon le laboratoire de Yale, de nouveaux talus et des murs de terre ont été observés le long des axes de sortie de la ville d’El Obeid, des fortifications érigées par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) et qui rappellent très clairement celles autour d’El-Fasher, au Darfour, qui avaient empêché ou ralenti la fuite de milliers de personnes, quand la ville est tombée aux mains des FSR, en octobre dernier.
L’apparition de ces fortifications autour d’El-Obeid est cohérente avec des préparatifs d’une guerre de siège, conclut le laboratoire de Yale.
L’organisation rapporte également une importante expansion de camps de déplacés, en périphérie de la ville. Selon les images satellites, on compte plus de 800 nouvelles tentes ainsi que de nombreuses tombes fraichement creusées.
El-Obeid avait déjà été assiégée par les paramilitaires au début de la guerre mais l’armée avait réussi à desserrer l’étau.
Aujourd’hui, hormis une seule route d’approvisionnement, la ville est entièrement cernée, par les paramilitaires, dans un rayon de 40 à 50 kilomètres.
Ville stratégique et carrefour entre l’est et l’ouest du pays, El-Obeid abrite plus d’un million d’habitants, dont une majorité de civils déplacés par les combats à travers le pays.
Rappelons que dans le Kordofan du Sud, Kadougli – la capitale – ainsi que la ville de Dilling sont assiégées, depuis plus d’un an et demi, par les paramilitaires.
À lire aussiSoudan: le Kordofan du Nord, nouveau champ de bataille entre l’armée et les paramilitaires
À lire aussiAu Soudan, les rescapés des massacres d’El-Fasher témoignent [1/3]














