Après l’annonce de la disparition de Nathalie Baye, l’émotion de ses proches. Depuis le communiqué de la famille de l’actrice à l’AFP, faisant part de son décès à 77 ans vendredi 17 avril, de nombreuses personnes l’ayant côtoyée dans la vie racontent les derniers mois de la comédienne.
Nathalie Baye était atteinte de la maladie à corps de Lewy, une pathologie neurodégénérative qui se manifeste par une combinaison de troubles proches de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson.
« Nous aimions tant Nathalie Baye. (…) Une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi », a salué le président Emmanuel Macron sur le réseau social X.
Vers la fin de sa riche et très éclectique carrière comptant près d’une centaine de films, ses apparitions étaient plus rares. Nathalie Baye avait annulé sa présence à un événement caritatif en juillet dernier, les Journées de la rose, dont elle était une ambassadrice.
« Elle aimait rire »
« Cette maladie neurodégénérative a mis une ombre sur elle et là il n’était plus question de rires et de plaisanteries », a confié à franceinfo son amie, la cinéaste Nicole Garcia, qui souligne qu’avant d’être rongée par la maladie, elle était « très gaie. Elle aimait rire. Elle cherchait beaucoup à s’amuser ».
Et d’ajouter, dans les colonnes de Paris Match: « sa maladie, pour tous les gens qui l’aimaient, a été quelque chose de très triste parce que son rire s’est tu… ». « Elle a tout affronté », ajoute un autre proche de Nathalie Baye, Thierry Klifa, interrogé par Le Parisien, qui dit avoir été « fidèle à elle jusqu’au bout ».
Et d’ajouter, cette fois sur Instagram: « la dernière fois que je t’ai vue, tu m’as demandé depuis quand nous nous connaissions. Je t’ai répondu et dans un sourire, qui aujourd’hui me brise le cœur, tu as murmuré ‘comme le temps passe vite’. »
Pour tous ceux qui l’ont accompagnée jusqu’à la fin, Nathalie Baye est restée elle-même: « l’élégance absolue », selon un autre de ses amis, le réalisateur scénariste producteur et acteur Bruno Chiche, interrogé par Paris Match. « Je ne l’ai jamais entendu se plaindre. Jamais. Ça force le respect. Et pourtant, ça a été un peu compliqué ces derniers temps », ajoute-t-il, se remémorant être allé chez l’actrice « il y a trois semaines » avec Dominique Besnehard.
« Elle était très forte »
« Tous les trois, on a beaucoup rigolé », souligne-t-il, avant de détailler ses derniers instants à ses côtés: « je l’ai vue aussi tout seul, jusqu’au bout. On s’est beaucoup parlé, de choses très intimes. Elle m’a reconnu jusqu’au dernier jour. Jusqu’au jour où elle a perdu conscience. »
Le cinéaste raconte avoir vu Nathalie Baye plusieurs fois les ultimes instants avant sa disparition. Elle « était très forte (…) j’ai l’impression que cette force, elle est passée chez Laura (…) Elle a été vraiment formidable, Laura. Elle a veillé à ce que Nathalie parte chez elle. Elle a beaucoup protégé sa mère. »
Un constat que fait également le parrain de Laura Smet, le producteur Dominique Besnehard, dans les colonnes du même journal: « Elle a été d’un courage exemplaire avec sa mère ces derniers jours. En huit ans, Laura est devenue orpheline de ses deux parents. »
Michel Drucker, lui aussi proche de Nathalie Baye, a confié son émotion au micro d’Europe 1 au lendemain de l’annonce de sa disparition. « J’ai revu Nathalie il n’y a pas longtemps dans un dîner, et elle était déjà très fatiguée. J’ai beaucoup de chagrin pour elle, pour son entourage », confie l’animateur.
Article original publié sur BFMTV.com




