- Les saisonniers sont essentiels aux vacances d’été, et pourtant, ils sont difficiles à recruter chaque année.
- Parmi les causes, la difficulté de se loger : l’an dernier, un quart d’entre eux n’avaient pas trouvé d’hébergement à proximité de leur lieu de travail. Pour y remédier, des communes et des employeurs s’adaptent, comme le montre ce reportage de TF1.
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Le 13H
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Chaque été, Alexandre Thiebaut, restaurateur au Pouliguen (Loire-Atlantique), fait le même constat. Les candidats aux postes de saisonniers ne manquent pas, c’est le logement qui pose problème. « Tout le mois de juin jusqu’à début juillet, c’était très compliqué d’avoir une équipe stable en cuisine »
, témoigne-t-il dans le reportage du 13H ci-dessus. Il recherchait en urgence deux cuisiniers. « Du coup, (…) je suis parti en cuisine pour soulager les équipes, pour qu’ils puissent avoir leurs jours de congé »
.
« Pas de toit, pas d’emploi »
Il y a quelques jours, c’est enfin le soulagement, quand il recrute l’expérimenté Ramanan Mahes. La solution pour le convaincre ? Lui proposer gratuitement un appartement. Alexandre en a même trois dans un même immeuble, réservés à ses saisonniers. « Malheureusement, pas de toit, pas d’emploi »
, affirme le restaurateur. « On fait plus de 40% de notre chiffre d’affaires sur juillet-août. Donc c’est à ce moment-là qu’on a besoin de monde »
. Ramanan confirme la nécessité d’un logement fourni. « C’était forcément que c’était logé. Sinon, je ne serais pas venu travailler ici »
, affirme-t-il au micro de TF1.
Bungalows
Pour les professionnels du tourisme, le problème du logement est devenu un frein au recrutement. Notamment l’été, quand les résidences secondaires sont occupées, et que les vacanciers mettent la main sur les hébergements touristiques. Dans la commune limitrophe de La Baule-Escoublac, on ne trouve presque plus de logement disponible pendant cette saison. Alors, il y a 3 ans, la ville a transformé son camping municipal en village pour saisonniers.
Ici, ils dorment dans un bungalow ou, dernière nouveauté, dans une petite maison. Il y a une laverie et même un terrain de pétanque improvisé. « On n’a pas notre appartement comme d’habitude, on se partage une laverie, on rencontre du monde (…), c’est plus facile, on se parle tous entre nous, on s’entend bien »
, raconte Jeremay Jaclard, saisonnier à La Baule.
En France, il n’existe que deux campings comme celui-ci. Les 100 logements sont tous occupés, la mairie les loue directement aux employeurs, entre 350 et 500 euros par mois. Les saisonniers ne payent en moyenne que 15% du loyer. « Généralement, c’est des petites parcelles dans des campings, on est tous clôturés quelque part, à l’arrière du camping. Là, tout le monde est mélangé, il y a tous les secteurs »
, apprécie Medhi Bouvet, moniteur d’e-foiling pendant la belle saison.
Quelques bungalows plus loin, Mélissa Ifrene s’apprête à retourner au restaurant dans lequel elle travaille pour le service du soir. « On a un espace cuisine qui est tout équipé, il y a un placard de rangement, et on a encore de la place pour amener nos petites affaires »
, montre la jeune femme. En à peine 8 minutes de vélo, la voilà de retour pour son service au Gulf Stream. Comme elle, 11 salariés de ce restaurant de La Baule sont des saisonniers logés, ce qui représente une dépense l’été de 10.000 euros. « Aujourd’hui, c’est largement rentabilisé, et puis ils nous le rendent bien, les saisonniers. On peut trouver des jeunes qui sont chez les papys et mamies, en logement, mais qui n’auront pas forcément l’expérience »
, estime la gérante, Justine Dosso. L’année dernière, la Cour des comptes estimait à 400.000 le nombre de saisonniers qui ont besoin d’un logement à proximité de leur lieu de travail.
La rédaction de TF1info | Reportage : Jules BEAUCAMP, Guillaume COLLEONI et Ulysse PICART











