- Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus d’un millier de morts depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.
- Dans le sud du pays, particulièrement touché, la majorité des habitants ont évacué et les secouristes sont les seuls à s’aventurer sur les routes.
- Les reporters de TF1 ont suivi des ambulanciers à Nabatieh, une ville fantôme au cœur de la zone rouge.
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Nabatieh n’est pas épargnée par la guerre. Des dizaines de milliers de personnes vivaient dans cette ville du Liban du Sud, l’un des fiefs du Hezbollah, particulièrement visé par l’armée israélienne. Sur la route, nos reporters découvrent des bâtiments détruits et des rues désertes, et ne croisent des premiers visages qu’à l’hôpital du Secours populaire libanais. Ce sont ceux des secouristes, restés sur place quand la majorité des habitants a évacué.
Deux déflagrations retentissent alors. « On entend l’avion israélien, on vient d’entendre le bruit d’une explosion. Là, il y a des secouristes qui partent en intervention »
, décrit notre journaliste Baptiste Guénais, au cœur de la zone rouge. Pas une seconde à perdre pour les médecins, qui roulent à toute vitesse dans les rues jonchées de gravats. Avant de faire demi-tour, car au-delà de ce secteur, les personnes blessées sont prises en charge par les ambulances du Hezbollah, sans possibilité de filmer pour nos journalistes.
40 personnels de santé tués
Au Liban, les frappes israéliennes ont fait plus d’un millier de morts depuis le début du mois de mars, la plupart dans le sud. Et les opérations de sauvetage s’enchaînent pour sortir les personnes piégées sous les décombres. « Ça, c’est quand une famille entière a été tuée par un bombardement. Il y avait quatre enfants. C’est ce qu’on voit chaque nuit »
, raconte un secouriste exténué, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé, 40 personnels de santé ont également péri.
On reçoit tellement de blessés, on n’y arrive pas. On doit rester, car si nous, nous ne restons pas, qui le fera ?
On reçoit tellement de blessés, on n’y arrive pas. On doit rester, car si nous, nous ne restons pas, qui le fera ?
Un médecin libanais
Dès le début du conflit, secouristes, pompiers, soignants se sont réfugiés dans l’enceinte de l’hôpital, où les nuits ne dépassent pas 3 ou 4 heures. « On reçoit tellement de blessés, on n’y arrive pas. On doit rester, car si nous, nous ne restons pas, qui le fera ? »
, explique ce médecin urgentiste qui a profité d’un rare moment d’accalmie pour dormir.
Tous les jours, les secouristes distribuent également de la nourriture aux quelques rares familles terrées chez elles à Nabatieh, où tous les magasins ont fermé. Les autres habitants ont quitté la ville et dorment sur la route en direction de Saïda et de Beyrouth.











