- Après le décès d’un homme de 78 ans au cours d’une garde à vue dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, une autopsie a été conduite.
- Le parquet révèle qu’elle n’a mis en évidence « aucune lésion de prise, de maintien ni de défense ».
- Le légiste met en revanche en avant la survenue d’une défaillance cardio-pulmonaire chez la victime.
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Après la mort d’un homme de 78 ans mercredi durant sa garde à vue au commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris, une autopsie a été réalisée. Le parquet, sollicité par l’AFP, vient d’en révéler les résultats et souligne que le légiste n’a découvert « aucune lésion de prise, de maintien ni de défense ». « Le médecin ayant procédé à l’autopsie fait état d’une défaillance cardio-pulmonaire se traduisant par un œdème pulmonaire massif, plus probablement d’origine cardiogénique »
, a poursuivi le parquet de Paris. Ce dernier a confié à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices, une enquête en recherche des causes de la mort.
Un autre décès dans ce commissariat en janvier dernier
Le septuagénaire se trouvait en garde à vue depuis mardi matin, entendu dans le cadre d’une enquête pour violences conjugales. « Il a fait l’objet d’une visite médicale peu après 13H00 (mardi), à l’issue de laquelle son état de santé a été déclaré compatible avec la mesure de garde à vue, et son traitement quotidien pour la prostate lui a été délivré »
, avait expliqué jeudi le parquet.
Le lendemain, à 09H00, les policiers l’avaient vu, « sans qu’aucune anomalie »
ne soit rapportée. Mais « à 10H40, les policiers l’ont découvert inanimé dans sa cellule »
, avait précisé le ministère public. « Des soins d’urgence lui ont été prodigués avec usage du défibrillateur »
sans succès, et son décès avait été constaté par un médecin vers 11H00, avait précisé le parquet. « La température des locaux a été mesurée à 26 degrés »
, avait-il noté.
Ce décès est intervenu après la mort en janvier d’un Mauritanien de 35 ans, El Hacen Diarra, lors de sa garde à vue. Il se trouvait lui aussi dans les locaux de ce même commissariat du 20ᵉ arrondissement. Sa famille avait alors dénoncé des violences policières, une affaire qui a également entraîné une saisine de l’IGPN et la conduite d’une série d’investigations.











