Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff
Les pavillons F et B de la cité universitaire de Cheikh-Anta-Diop de Dakar au Sénégal avaient été fermés pour les besoins de l’enquête, après l’incendie qui s’était déclenché dans les étages supérieurs, lors de l’intervention des forces de sécurité le 9 février dernier. Un jeune étudiant, Abdoulaye Ba, était mort dans ces troubles. Mais près de deux mois plus tard, les étudiants jugent cette fermeture prolongée injuste, alors que le reste du campus à rouvert. Le collectif des amicales de l’Ucad est monté au créneau.
Seydou Sow, un étudiant, explique : « On a un millier et quelques d’étudiants privé de logements, c’est-à-dire les étudiants des pavillons F et B. Les coûts et les examens continuent de dérouler. Ces étudiants sont vraiment dans le besoin. Ils n’ont nulle part où loger, d’où la réaction du collectif pour exiger cette ouverture dans un délai de 48 heures. »
Ces étudiants exigent également une prise en charge financière de ceux qui ont été blessés lors de l’intervention des forces de l’ordre du 9 février. Plus d’une centaine avaient été recensés, et une dizaine hospitalisés. Enfin, la demande du paiement des arriérés de bourse reste entière assure le collectif des amicales de l’Ucad, qui annonce une suspension de 24 heures des cours jeudi 9 avril, en hommage à Abdoulaye Ba, mort il y a deux mois.
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