Alors qu’il assistait, médusé, aux images de l’incendie du bar de Crans-Montana, en Suisse, dans la nuit du mercredi 31 décembre 2025 au jeudi 1er janvier 2026, Thierry Fontaine, patron d’une discothèque à Lyon, a ouvert son application WhatsApp et écrit à tous ses contacts du milieu de la nuit. Son message : les fontaines scintillantes, les bougies étincelantes et autres éléments pyrotechniques, c’est fini. « Certains les ont abandonnés depuis longtemps, mais on en voit encore. Je leur ai dit : “Achetez des LED ! Il n’y a pas à négocier” », raconte le président de l’UMIH Nuit, syndicat patronal qui regroupe des dirigeants de boîtes de nuit. Avant de rappeler que ces objets lumineux ne sont pas les seuls mis en cause dans le drame de Crans-Montana, et que l’accident semble avant tout lié au « non-respect de multiples règles de sécurité ».
Ce type d’accident pourrait-il encore arriver en France ? Si le dispositif anti-incendie dans les lieux de nuit est considéré par les professionnels comme très exigeant et fiable, il comporte encore « des failles, selon Patrick Malvaës, président du Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs. J’ai vu des trucs aberrants, comme à Paris, un bar avec une cheminée à alcool au sous-sol ! Ou des salles de bars qui deviennent de vraies discothèques sans aucune norme associée. Déjà, si le cadre était vraiment respecté partout, ce serait un progrès ».
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