- « Variety » révèle que Sean Penn prépare un film sur un policier présent lors de l’attaque du Capitole, le 6 janvier 2021, avec Bradley Cooper dans le rôle principal.
- Un projet développé sous l’égide de Warner, sur le point d’être rachetée par Paramount, dont les propriétaires sont proches de Donald Trump.
- Le projet s’annonce quoi qu’il arrive sulfureux lorsqu’on connaît la haine de l’acteur-réalisateur vis-à-vis du président actuel.
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Assaut du Capitole : Donald Trump au centre du « complot »
Personne n’a encore osé, alors pourquoi pas lui ?
Variety
révèle que l’acteur américain Sean Penn s’apprête à revenir derrière la caméra pour réaliser un film consacré à la vie d’un policier présent lors de l’assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump, le 6 janvier 2021, contestant la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle de 2020.
La revue professionnelle indique que le rôle principal pourrait être tenu par Bradley Cooper, même si aucune des deux stars n’a encore confirmé. S’agira-t-il d’un policier impliqué dans les violences ? Une source proche du projet prend des pincettes, affirmant que le projet développé sous l’égide de la Warner raconte « l’histoire d’une amitié inattendue »
en lien avec l’attaque.
Un contexte pour le moins explosif
Pourquoi une telle prudence ? Non seulement les événements du Capitole n’ont jamais fait l’objet d’une fiction, alors que les grands studios sont toujours prompts à s’emparer de l’actualité. Mais il se trouve que la Warner s’apprête à être rachetée par la Paramount, propriété de la famille Ellison, proche de l’actuel locataire de la Maison Blanche. Avalisée par le ministère de la Justice le week-end dernier, la fusion est contestée par plusieurs Etats américains, dont la Californie, qui s’apprêtent à déposer une plainte anti-trust.
Dimanche dernier, des milliers d’Américains se sont réunis au Town Hall de New York à l’initiative du Comité pour le Premier Amendement, une organisation née durant le Maccarthysme qui a été réactivée à l’automne dernier par des célébrités comme Jane Fonda, Spike Lee, Anne Hathaway ou encore… Sean Penn. Une initiative qui faisait suite à la suspension de l’animateur Jimmy Kimmel par ABC, filiale de Disney, sous la pression de la Maison Blanche qui lui reprochait des propos sur l’assassinat de l’influenceur d’extrême droite Charlie Kirk.
Depuis la première élection de Donald Trump, Sean Penn ne manque jamais une occasion de le critiquer, souvent avec des expressions très imagées. « Je pense qu’il faut imaginer les pires scénarios »
, déclarait-il en mai 2025 dans le podcast de Jim Acosta, estimant que l’actuel président « pourrait tenter de détruire le monde de son vivant »
. L’acteur-réalisateur allait jusqu’à le comparer à « un mari qui tue son ex-femme pour que personne ne puisse prendre sa place »
.
Une collaboration entre Sean Penn et Warner ne serait pas étonnante puisque le studio a produit Une bataille après l’autre
, le film de Paul Thomas Anderson pour lequel l’acteur vient de recevoir son troisième Oscar. Dans cette satire de la dérive droitière de l’Amérique actuelle, il incarne le colonel Steve Lockjaw, un militaire raciste et homophobe qui rêve d’intégrer une fraternité suprémaciste secrète. Autant dire que son regard sur les événements du Capitole est attendu au tournant.











