- À tartiner, à faire fondre dans du thé, dans un baume à lèvres…
- Le miel s’impose dans nos placards alimentaires et dans notre salle de bain.
- Mais une étude Flashs montre que des confusions sur l’origine réelle du miel et ses vertus persistent chez les consommateurs.
Antibactériennes, antivirales, antifongiques, antioxydantes, cicatrisantes, antiseptiques… Le miel ne compte pas ses vertus. Des enzymes permettent aux abeilles de transformer le nectar des fleurs qu’elles butinent. Les Français en consomment près de 46 mille tonnes par an (nouvelle fenêtre). Beaucoup de consommateurs le choisissent local. Pourtant, en 2024, trois pots sur quatre achetés en France étaient importés.
À l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, ce mercredi 20 mai, une enquête Flashs pour Alvadiem (nouvelle fenêtre) montre que les Français savent rarement ce qu’ils achètent, ce que le nectar contient et ce qu’ils peuvent en faire. Plus de neuf Français sur dix (93%) en consomment régulièrement et plus de la moitié (58 %) l’utilisent pour soulager certains maux. Malgré cette popularité, près de huit Français sur dix (78 %) ne savent pas identifier l’origine réelle du miel (nouvelle fenêtre) acheté. Le pot cité en exemple, présenté aux 2.000 répondants, est étiqueté « Hongrie ». Des indices visuels s’imposent sur la lecture réelle de l’étiquette : les mentions « France » ou « Pyrénées » ont trompé presque les deux tiers (64 %) des répondants, devant le style artisanal et le design du pot. Les personnes interrogées affirment qu’il s’agit pourtant de leur premier critère d’achat.
Jusqu’à présent, les producteurs pouvaient se contenter d’indiquer la mention « mélange de miels UE/hors UE » sur l’étiquette. Mais un pot peut contenir du miel de plusieurs pays différents sans avoir à les préciser. À partir du 14 juin prochain, une nouvelle réglementation européenne devrait mettre fin à cette opacité : les pays d’origine devront figurer par ordre décroissant sur l’étiquette du pot (nouvelle fenêtre), avec l’inscription du pourcentage de chaque origine.
Des confusions tous azimuts
La différence entre le miel alimentaire et médical peut générer des confusions. Près d’un Français sur deux (44 %) a déjà appliqué du miel alimentaire sur une peau irritée ou abîmée. D’autres, inspirés par les réseaux sociaux, appliquent ce miel sur une coupure ou une blessure. Plus d’un tiers des femmes interrogées (36 %) ont déjà réalisé un masque visage au miel.
Henri Clément, apiculteur de métier et porte-parole de l’Union Nationale de l’Apiculture Française, rappelle à TF1info les spécificités du miel alimentaire : « Le miel possède bien des propriétés reconnues pour la peau et la cicatrisation. Mais tous les miels ne sont pas destinés à un usage cutané. Le miel alimentaire n’est ni stérilisé, ni contrôlé pour être appliqué sur une plaie, une brûlure, un bouton inflammatoire ou une peau irritée ».
Les usages « maison » popularisés sur les réseaux sociaux ou dans certains conseils beauté ne sont donc pas anodins, en particulier avec des miels dont la composition ou l’origine restent mal identifiées. « Le miel médical est spécifiquement préparé et contrôlé pour être utilisé en toute sécurité sur la peau lésée »
rappelle l’apiculteur.











