mercredi, mai 20

L’une des principales confédérations ouvrières du Salvador a dénoncé mardi la suppression de dizaines de syndicats depuis l’arrivée au pouvoir du président Nayib Bukele en 2019.

Sous la présidence de Bukele, « le statut protecteur des représentants syndicaux a été bafoué » et « plus de 60 syndicats ont été supprimés sur des lieux de travail » du public comme du privé, a affirmé le Mouvement pour la défense des droits de la classe ouvrière (MDCT) lors d’un rassemblement.

Le MDCT recense plus de 200 syndicats victimes de « divers types d’atteintes à leur liberté syndicale », parmi lesquelles « le refus et la remise tardive des accréditations » nécessaires pour entreprendre des démarches de défense et obtenir des financements.

La confédération a également fait part à l’Organisation internationale du travail de son « inquiétude » face à la tentative du gouvernement salvadorien, avec le soutien d’organisations patronales, d’obtenir le retrait du Salvador d’une liste de pays qui, selon l’OIT, ne respectent pas les normes et traités en matière de droits du travail.

Le Salvador a intégré ce groupe il y a 20 ans, selon la confédération.

Nayib Bukele exerce le pouvoir au Salvador de manière presque absolue. Il a instauré en 2022 un régime d’exception dans ce pays d’Amérique centrale, destiné à lutter contre les gangs mais décrié par les défenseurs des droits humains.

cmm/axm/esp/lpa

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