A deux ans de la prochaine Coupe du monde de rugby, qui se déroulera du 1er octobre au 13 novembre 2027 en Australie, les All Blacks font table rase. La fédération de rugby néo-zélandaise a annoncé, jeudi 15 janvier, s’être séparé de leur entraîneur Scott Robertson, après des performances décevantes en 2025 et le peu de progression constatée au cours des deux années durant lesquelles le technicien de 51 ans aura été aux commandes.
L’an dernier, la Nouvelle-Zélande a remporté vingt de ses vingt-sept matchs. Des résultats en deçà des attentes de la puissante sélection, triple championne du monde et finaliste du Mondial 2023. Une revue interne des performances de l’équipe par la fédération a mis en lumière les vives critiques de cadres des All Blacks et révélé la possibilité d’un départ de la star Ardie Savea.
« Le point médian du cycle de la Coupe du monde est le bon moment pour évaluer les progrès des All Blacks au cours des deux premières saisons. Nous avons procédé à un examen approfondi des progrès de l’équipe sur et en dehors du terrain et avons ensuite eu des discussions avec Scott [Robertson] sur la suite à donner », explique David Kirk, le président de la fédération néo-zélandaise, dans un communiqué.
Scott Robertson « dévasté »
« La fédération et Scott [Robertson] sont tous deux convenus qu’il était dans l’intérêt de l’équipe qu’il quitte son poste d’entraîneur principal », ajoute David Kirk. Le technicien sortant a regretté de devoir quitter son poste, tout en soulignant qu’il était « incroyablement fier » du travail accompli. « Entraîner les All Blacks a été l’honneur de ma vie. Comme vous pouvez l’imaginer, je suis dévasté par cette issue. Je tiens profondément à cette équipe », a-t-il précisé dans un autre communiqué.
Scott Robertson a affirmé avoir fait émerger un groupe talentueux de jeunes joueurs, renforçant la « profondeur » de l’effectif et posant des bases pour l’avenir, mais a confié avoir accepté de partir au regard du bilan de fin d’année. L’homme de 51 ans avait pris ses fonctions de sélectionneur en janvier 2024, avec un contrat courant jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2027.
Sa nomination avait été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme du fait qu’il avait mené l’équipe néo-zélandaise des Canterbury Crusaders à sept titres consécutifs de Super Rugby, jusqu’en 2023. Il s’était attiré la sympathie des supporteurs grâce à ses victoires et ses mouvements de breakdance sur la pelouse après les titres de son équipe. Mais sous sa direction, les All Blacks ont semblé progressivement perdre leurs repères. Scott Robertson a ainsi vu deux de ses adjoints partir lors de ses deux premières années, invoquant des divergences avec ses méthodes.
Un programme chargé en 2026 pour les All Blacks
Jamie Joseph, entraîneur des Otago Highlanders et ancien sélectionneur du Japon, ou Dave Rennie, ex-entraîneur de l’Australie, sont perçus comme de potentiels successeurs pour prendre la tête des All Blacks, qui ont un calendrier chargé en 2026, à l’approche de la Coupe du monde. Ils se rendront ainsi en Afrique du Sud, en août et en septembre, pour une tournée de huit rencontres, dont quatre matchs face aux Springboks.
La Nouvelle-Zélande recevra également la France, l’Italie et l’Irlande lors de la nouvelle Coupe des nations, en juillet, puis affrontera l’Australie, à domicile et à l’extérieur, dans le cadre de la Bledisloe Cup, avant de se déplacer en Europe, en novembre, pour d’autres matchs de la Coupe des nations. Tout un programme pour le successeur de Scott Robertson.













