Plus de 1,4 milliard d’euros saisis (+ 11 % par rapport à 2024), 212 millions d’euros confisqués, dont 145 versés au budget général de l’Etat, 47 millions à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et 27 à l’indemnisation des victimes (soit un bond de 144 % par rapport à 2024) : les résultats enregistrés par l’Agrasc (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués) en 2025 ne témoignent pas seulement de la montée en puissance de l’organisme, créé en 2011, chargé de gérer puis de vendre les biens saisis par les services d’enquête dans le cadre de procédures judiciaires.
De tels chiffres illustrent aussi la puissance financière des délinquants et des criminels, et le « rôle essentiel » de l’Agrasc face à une criminalité organisée devenue, selon le ministre de la justice, Gérald Darmanin, « une menace majeure contre notre sécurité nationale ». Jeudi 29 janvier, au lendemain d’une visite dans les nouveaux locaux de l’Agrasc, le garde des sceaux a plaidé pour « une modernisation et une montée en puissance profonde de nos outils judiciaires et administratifs ».
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