mercredi, septembre 9

  • Une panne technique paralyse depuis mardi une partie du trafic aérien au Royaume-Uni et continue de provoquer des dizaines d’annulations ce mercredi.
  • L’aéroport de Londres-Heathrow est particulièrement touché.
  • La panne est « très complexe » et sera longue à résorber, a prévenu l’organisme chargé du contrôle aérien britannique, tandis que certaines compagnies ont exprimé leur colère.

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Les perturbations sont encore loin d’être résorbées. Une panne technique au Royaume-Uni continue de provoquer des dizaines d’annulations de vols ce mercredi 9 septembre, particulièrement à l’aéroport de Londres-Heathrow, les responsables du contrôle aérien avertissant que le retour à la normale « prendra du temps ».

Selon le site de suivi du trafic aérien Flightradar24 (nouvelle fenêtre), environ 1.300 vols ont été annulés dans le pays mardi. Ce mercredi, on recense encore des dizaines de liaisons perturbées, avec 171 vols supprimés pour les arrivées et 75 pour les départs à l’aéroport d’Heathrow. 

British Airways anticipe « des répercussions importantes »

La panne, « très complexe », a « créé des difficultés pour l’ensemble du réseau aérien, et s’en remettre prendra du temps », a écrit sur le réseau social X l’organisme chargé du contrôle aérien britannique, NATS (National Air Traffic Services). Il a affirmé avoir « résolu » le dysfonctionnement à l’origine des perturbations et travailler « aussi dur que possible pour résorber le retard accumulé dans les vols »

« Les passagers doivent vérifier auprès de leur compagnie aérienne le statut de leur vol ce soir ou demain (mercredi) », a-t-il aussi préconisé dans un message publié mardi soir. Liverpool, Birmingham et Édimbourg ont également été affectés, tout comme l’aéroport de Dublin, en Irlande.

De son côté, la compagnie aérienne British Airways a indiqué dans un communiqué (nouvelle fenêtre) avoir été obligée de détourner plus d’une centaine de vols mardi après-midi. Elle a prévenu que « la gravité du problème signifie qu’il y aura des répercussions importantes », faute d’avions et d’équipages disponibles. Des dizaines de milliers de voyageurs ont été affectés, a-t-elle estimé, déplorant « une expérience incroyablement frustrante » pour ses clients et son personnel. 

La compagnie irlandaise à bas coût Ryanair a annulé de son côté plus de 50 vols, ce qui a affecté plus de 65.000 passagers. Dans une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux (nouvelle fenêtre), son directeur des opérations Neal McMahon a déploré « une nouvelle panne informatique chez NATS, provoquant des perturbations massives dans tous les aéroports du Royaume-Uni ». Cette panne a également eu des répercussions sur l’organisation d’événements : le club de football d’Arsenal, qui doit affronter Naples en Ligue des champions mercredi, a dû annuler une conférence de presse en raison du retard de son vol pour la ville italienne.

Une nouvelle crise en quelques années à peine

Selon les médias britanniques, la ministre des Transports Heidi Alexander a convoqué mercredi le PDG de NATS, Martin Rolfe, lequel a présenté ses excuses et affirmé qu’il acceptait « l’entière responsabilité » de l’incident. La situation est d’autant plus tendue que plusieurs précédents similaires avaient déjà perturbé le trafic aérien britannique ces dernières années. 

En juillet 2025, une panne avait entraîné l’annulation de nombreux vols (nouvelle fenêtre) à destination ou en provenance des aéroports au Royaume-Uni et suscité la colère des dirigeants de compagnies aériennes. Deux ans plus tôt, en 2023, le pays avait connu sa pire panne de systèmes de contrôle aérien (nouvelle fenêtre) depuis des années. Plus de 700.000 passagers avaient été affectés (nouvelle fenêtre) par les retards ou annulations d’environ 2.000 vols en plein retour d’un long week-end.

« Plus de trois ans après la panne catastrophique du système de NATS en 2023, il est évident que rien n’a changé », a regretté dans un communiqué Neal McMahon, de Ryanair, allant jusqu’à réclamer la tête de Martin Rolfe en l’accusant d’avoir encore une fois « laissé tomber les voyageurs britanniques ». « Ça suffit, il est temps que le gouvernement britannique intervienne (…) et mette aux commandes quelqu’un qui soit capable de faire le travail », a-t-il aussi exhorté dans sa vidéo publiée en ligne. 

Depuis 2001, NATS fonctionne sous le modèle d’un partenariat public-privé. L’État britannique détient 49% du capital de la société, ainsi qu’une « action en or » lui permettant d’intervenir dans les décisions stratégiques, le reste étant détenu principalement par un consortium de compagnies aériennes.

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