Tout commence sur TikTok ou Snapchat : quelques mots, un lieu et en quelques heures, l’appel devient viral, rapporte notre correspondante à Londres, Sidonie Gaucher. Jaxson, 12 ans, en dernière année de primaire, est scolarisé dans le quartier de Clapham, où un link-up a dégénéré.
« Un de mes amis m’a dit que ça risquait d’arriver parce qu’il avait vu un truc sur TikTok : des gens disaient carrément “rejoignez-nous”. Au début, je ne l’ai pas cru. Je trouve que ça va trop loin, parce qu’à la base les ados font déjà pas mal de bêtises, mais là ça dépasse les limites. »
La situation a rapidement échappé à tout contrôle : des adolescents qui se ruent dans les magasins, bousculent les passants, tirent des feux d’artifice et la police doit intervenir. Ray, 14 ans, collégien du même quartier, n’y a pas participé, mais il voit bien de quoi il s’agit : « J’ai entendu parler de ces link-up. C’est genre des centaines d’ados qui sèment le chaos dans les rues… Franchement, c’est un coup à se faire arrêter. »
« Les coupables seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi »
Et de fait, six adolescentes ont été arrêtées à Clapham. Le maire de Londres Sadiq Khan prône la tolérance zéro face à la tendance qui émerge sur les réseaux sociaux, et il a également mis en garde les jeunes contre toute répétition des scènes de chaos « totalement inacceptables », rapporte The Guardian. « Non seulement elles ont semé la peur au sein de la communauté locale, mais agresser et intimider des employés de commerce et des policiers qui travaillent dur constitue un délit grave. Les coupables seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi. »
De son côté, la police métropolitaine a exhorté les gérants des réseaux sociaux à « assumer leurs responsabilités quant aux contenus publiés sur leurs plateformes qui incitent ou encouragent les troubles à l’ordre public ».
Au Royaume-Uni, dès 10 ans, un enfant peut être poursuivi en justice et repartir avec un casier judiciaire.











