- Fils du dernier Shah d’Iran, Reza Pahlavi était l’invité du 20H de TF1 ce lundi 16 février.
- Celui qui s’est imposé ces dernières semaines comme la principale figure de l’opposition en Iran a répondu aux questions de Gilles Bouleau.
Depuis que son pays a été secoué début janvier par un vaste mouvement de protestation réprimé dans le sang, Reza Pahlavi s’érige en meneur de la contestation contre le régime islamique. « Des millions d’Iraniens voient en moi la personne qui peut incarner ce rôle de transition »,
a estimé ce lundi sur TF1 le fils du dernier Shah, exilé aux États-Unis depuis la révolution de 1979 qui a renversé son père.
« Depuis le temps où j’ai commencé, j’ai toujours voulu que les Iraniens et les Iraniennes puissent choisir, dans des élections libres, leur destin, ce que ce régime leur a toujours refusé »,
a-t-il expliqué face à Gilles Bouleau, estimant que « cette attente (l)e met en position assez unique de pouvoir fédérer l’opposition iranienne, quel que soit leur vote final ».
« C’est mon rôle à jouer pour que les Iraniens, de quelque bord politique qu’ils soient, puissent choisir leur futur par les urnes et les élections libres »,
a-t-il insisté évoquant « un mandat temporaire de transition. »
Interrogé sur le rétablissement de toutes les libertés publiques, dans le cas où il prendrait tout ou partie du pouvoir, Reza Pahlavi a répondu que la jeunesse actuelle connait sa position. « Ils la connaissent depuis 47 ans »,
a-t-il détaillé, insistant sur le fait qu’il ne ferait pas ce qu’a fait son père « parce qu’on ne parle pas d’un retour au passé, on parle vers le futur. »
Et de poursuivre : « Et je dois quand même dire qu’il y a eu bien sûr des excès, il y a eu des bavures (…) j’ai mes propres idées, j’ai mes propres propositions ».












