Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa
Plus de 200 000 Congolais ont trouvé refuge au Burundi après la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Selon Kinshasa, près de 50 000 sont déjà rentrés, tandis que le HCR affirme qu’environ 187 000 restent encore sur le territoire burundais.
Le financement de ces retours constitue l’un des principaux défis. Le ministre burundais de la Sécurité publique, Léonidas Ndaruzaniye, appelle à une mobilisation accrue des partenaires. « Certains défis, notamment liés à la diminution de l’assistance des partenaires, liés à la conjoncture économique mondiale actuelle, certains partenaires se sont retirés, certains partenaires hésitent même à participer au processus de retour volontaire de ces réfugiés. C’est alors dans le cadre de cette réunion qu’on essaie de mobiliser tous les partenaires ».
Du côté congolais, les autorités affirment vouloir renforcer l’assistance à leurs ressortissants au Burundi, comme l’explique Jacquemain Shabani, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur congolais. « Le gouvernement congolais d’ailleurs est le premier contributeur au niveau du HCR pour leur venir en aide de façon quotidienne. Là, nous avons évalué leur situation. Le gouvernement va devoir encore faire un geste vers nos compatriotes. Il y a des enfants qui sont aussi en difficulté sur le plan de leur scolarité. Il va nous falloir prendre des initiatives dans ce sens-là aussi ».
La tendance au retour des Burundais dans leur pays est moindre, selon le numéro deux du gouvernement congolais. Les trois parties ont réaffirmé leur attachement à des retours « libres, volontaires et sécurisés » et annoncent dans le communiqué final des missions conjointes de sensibilisation dans les camps et centres de transit dans les deux pays.
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