- Déjà en tête du box-office mondial avec « L’Odyssée » de Christopher Nolan, Tom Holland vient mettre les bouchées doubles ce mercredi 29 juillet au cinéma.
- L’acteur britannique renfile le costume de l’homme-araignée dans un quatrième film qu’il n’était pas certain de vouloir tourner cinq ans plus tôt.
- S’en passer aurait été bien dommage car cette suite très attendue, plus mature et plus sombre, lui offre sa meilleure partition sous les traits de Peter Parker.
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Jamais il n’aurait imaginé encore voler d’immeuble en immeuble à 30 ans. Tom Holland en avait onze de moins quand Marvel lui a confié le costume de l’un de ses héros les plus populaires. Après une apparition dans Captain America : Civil War
, son Spider-Man a fait ses débuts au cinéma en solo dans un premier film (Homecoming
), suivi d’un deuxième deux ans plus tard (Far From Home
) et d’un troisième (No Way Home
). « J’ai eu le sentiment que c’était la conclusion idéale pour le personnage. La réunion des trois Spider-Man était un moment historique. J’adore ce film et j’en suis très fier »
, souligne auprès de TF1info l’acteur britannique.
Tout va bien, Peter ?
Porté par le retour de Tobey Maguire et Andrew Garfield, les précédents hommes-araignées de Hollywood, No Way Home
a fait exploser les compteurs d’un box-office vacillant en fin de pandémie. Près de 2 milliards de dollars de recettes dans le monde, plus de 7,3 millions de spectateurs rien qu’en France. La tentation de poursuivre l’aventure a forcément été imminente du côté de Marvel Studios et de Sony. Pas pour Tom Holland.
« Revenir était vraiment loin d’être une évidence »
, nous assure-t-il. « J’ai vraiment insisté sur le fait que je ne voulais pas faire un quatrième film
Spider-Man simplement pour en faire un. Ça ne m’intéressait que si ça faisait sens pour le personnage et si c’était ce que les fans voulaient voir. Il nous a fallu beaucoup de temps pour trouver une idée qui puisse voir le jour »
, poursuit-il. Ses employeurs acceptent même de retarder le début du tournage pour le laisser jouer sous la direction de Christopher Nolan dans L’Odyssée
, actuellement en salles.
Cinq ans ont passé entre la sortie de No Way Home
et celle de Brand New Day
, littéralement « Un tout nouveau jour »
, qui fait table rase du multivers pour mieux relancer la machine comme le monde a fait table rase de Peter Parker, qui a préféré être oublié de tous pour sauver le monde d’une fin certaine. De cette solitude sacrificielle naît un récit qui place la santé mentale au premier plan et fait écho aux troubles psychiques vécus avant lui sur grand écran par l’équipe des Thunderbolts
et Supergirl
. « Je ne sais pas si Peter est d’accord avec le fait de montrer qu’il ne va pas bien. Je pense que tout l’intérêt du film réside dans le fait qu’il refoule ces sentiments-là et les enfouit au plus profond de lui-même, et ce faisant, cette métamorphose se produit en lui »
, souligne Tom Holland.
La caméra prend son envol
L’homme-araignée entame une mue aussi littérale qu’inquiétante, que laissaient déjà entrevoir les bandes-annonces. « C’est un peu comme une métaphore qui montre à quel point il peut être dangereux de refouler ce qu’on ressent, et à quel point il est important de se tourner vers son entourage, de demander de l’aide à ses amis et de sortir de chez soi et toutes ces choses-là. Au début du film, il a du mal à admettre qu’il a besoin d’aide »
, insiste Tom Holland. Premier Peter Parker à tenir l’affiche de quatre films en solo, il livre sa meilleure partition dans le rôle.
Plus mature et plus sombre, ce nouveau Spider-Man
se fait aussi plus audacieux dans sa mise en scène. Brand New Day
peut dire merci à Destin Daniel Cretton. Déjà aux manettes du surprenant Shang-Chi et la légende des dix anneaux
chez Marvel, le réalisateur américain insuffle une vitalité inspirée du cinéma asiatique qui efface les propositions peu inspirées de son prédécesseur Jon Watts.
« L’ambition était vraiment d’adopter une approche concrète et réaliste sur le tournage et de réaliser un film qui donne l’impression de pouvoir tendre la main à travers l’écran pour toucher les personnages »
, nous détaille Tom Holland, qui a tenu à réaliser une partie des cascades lui-même. Les prises ont même été interrompues le temps qu’il soigne une blessure.
Le parti pris est particulièrement réussi quand la caméra suit Spider-Man en plein vol entre les buildings de New York, rappelant les séquences des films cultes de Sam Raimi avec Tobey Maguire. Sans jamais toutefois les égaler. Si Brand New Day
souffre d’effets spéciaux pas toujours gracieux et d’une durée qui aurait gagné à être raccourcie, il offre surtout au MCU sa plus belle arrivée depuis un bail.
Sadie Sink superstar
Sadie Sink, la star de Stranger Things
, offre une prestation décapante dans un rôle central dont on ne vous dira rien. Le Punisher de Jon Bernthal et le Hulk de Mark Ruffalo jouent les guests sans s’imposer face à un Peter Parker qui tente de renouer comme il le peut avec son meilleur ami Ned (Jacob Batalon) et sa moitié MJ (Zendaya). À l’image de son héros, Brand New Day
séduira malgré ses failles. Pas besoin d’attendre l’unique scène post-générique pour savoir que se dessine déjà l’un des grands succès de l’été.
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Spider-Man : Brand New Day (2h24), de Destin Daniel Cretton, avec Tom Holland, Zendaya, Jacob Batalon et Sadie Sink – actuellement au cinéma











