Il veut « défier les pronostics et ramener la gauche au pouvoir ». Ce samedi 13 juin, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann a présenté, pendant plus d’une heure, son programme lors d’un premier grand meeting, aux Docks d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.
Après avoir rendu hommage à Lyhanna, la collégienne de 11 ans retrouvée morte la semaine dernière, celui qui n’est pas encore officiellement candidat à la présidentielle a égrené ses priorités et assuré que l’élection de 2027 « ne ressemblera à aucune autre ».
S’érigeant contre le Rassemblement national et réaffirmant son hostilité à La France insoumise, le dirigeant du parti Place publique a dessiné les contours de « sa gauche », qui veut renforcer le service public, taxer « les plus hauts patrimoines », lutter pour l’écologie et contre les inégalités et les privilèges, réinvestir dans la Science et engager une « lutte féroce » pour la liberté technologique de la France.
Pour Raphaël Glucksmann, « le prochain président devra redonner à la France sa liberté et sa souveraineté », « devra préparer le pays à la menace d’une guerre sur le sol de l’Union européenne », mais aussi « dénouer les trois laisses énergétique, industrielle et technologique qui enserrent le cou des Français et asservissent la France. »
Taclant au passage le bilan d’Emmanuel Macron en matière d’Écologie, Raphaël Glucksmann assure en faire lui sa priorité. « Pour le climat oui, mais aussi pour notre liberté, pour l’indépendance de la France et le pouvoir d’achat des Français », prône le presque candidat. Et de résumer: « nous feront de la République française une République écologique, une République libre. »
« Gagner en 2027 »
Face à un parterre d’invités – 4.000 personnes selon Place publique, dont plusieurs personnalités politiques et civiles – Raphaël Glucksmann a affirmé qu’il voulait « gagner en 2027 ».
« Les Françaises et les Français n’éliront pas l’un des anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, a-t-il assuré. Gabriel Attal et Édouard Philippe font semblant de ne pas connaître le président qui les a faits (…) ils peuvent promettre de tout changer quand ils ont eu les manettes pendant dix ans. »
Pour lui, « les Français ne veulent pas non plus de Jean-Luc Mélenchon à l’Élysée ». Et de conclure: « C’est à notre gauche, celle qui rassemble au lieu de brutaliser, qui répare au lieu de casser (…) de proposer une alternative pour empêcher Jordan Bardella et Marine Le Pen de prendre le pouvoir. »
« Notre ennemi a un visage »
Outre ses adversaires politiques, Raphaël Glucksmann a désigné un autre ennemi. « Notre ennemi a un visage. Et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s’appelle Elon Musk (Space X, X), Sam Altman (Open AI), Zhang Yiming (TikTok) » – clin d’œil à la formule de 2012 de François Hollande: « Mon adversaire (…) il n’a pas de nom, pas de visage (…) c’est le monde de la finance. »
Ces ennemis ont, selon lui, « fait de nos vies, de nos données personnelles, de nos colères, de nos angoisses, de nos désirs, de nos expériences les plus intimes, et de nos engagements les plus publics, il fait de nos vies la matière première de [leur] expension sans limite » et « bousillent le cerveau de nos enfants et nos dirigeants laissent faire ».
Article original publié sur BFMTV.com




