- Dans les Ardennes, la centrale nucléaire de Chooz est à l’arrêt en raison de la baisse du niveau de la Meuse, tout comme à Cattenom où un réacteur a été stoppé.
- En France, sur 57 réacteurs, trois sont aujourd’hui à l’arrêt et quatre tournent au ralenti.
- En cause : ils manquent d’eau pour se refroidir, alors que les fleuves situés à proximité se réchauffent.
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Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes), ainsi qu’un réacteur de la centrale de Cattenom (Moselle), sont à l’arrêt. Pour fonctionner, ils ont besoin de beaucoup d’eau prélevée dans ce fleuve, la Meuse. Mais à cause des fortes chaleurs, son niveau a beaucoup trop baissé, comme le constate un pêcheur habitué du coin, rencontré par notre équipe. « Là, il n’y a pas d’eau du tout »,
lance ce dernier dans le reportage en tête de cet article, précisant que d’ordinaire, le niveau est plus haut. « Au moins une bonne cinquantaine de centimètres de plus. »
En France, sur cinquante-sept réacteurs, trois sont aujourd’hui à l’arrêt, en rouge sur la carte ci-dessus, tandis que quatre tournent au ralenti, en orange. Tous ont le même problème : ils ont besoin d’eau pour se refroidir, mais les fleuves situés à proximité se réchauffent.
Les mises à l’arrêt temporaires vont-elles se multiplier ? Risque-t-on alors de manquer d’électricité ? Non, selon EDF. « Il n’y a pas du tout de pénurie d’électricité ou de risque de tension. Vous avez suffisamment de moyens disponibles pour fournir de l’électricité à toute la France et même au-delà, puisque vous voyez qu’on exporte »,
commente Etienne Dutheil, directeur de la production nucléaire chez EDF.
Pour permettre aux centrales de fonctionner avec la hausse des températures, il existe d’autres solutions. « Les nouveaux réacteurs qu’on va construire en France, il y en a six qui sont en projet, quatre d’entre eux seront sur des sites au bord de la mer. Et cela justement pour bénéficier des courants marins qui permettent la dilution des eaux plus chaudes qui sont rejetées par les réacteurs. « ,
analyse Emmanuelle Galichet, docteure en physique nucléaire. En période estivale, la production électrique est aussi assurée par les énergies renouvelables, éoliennes et solaires, qui tournent à plein régime.
La rédaction de TF1info | Reportage Claire BLONDIAUX, Vincent DITSH et Christophe HANESSE











