Un porte-parole des rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, qui combattent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a été tué dans une frappe de drone, ont déclaré mardi 24 février un responsable local de l’Organisation des Nations unies (ONU) et un groupe de défense des droits humains, ce qui exacerbe les tensions nées autour du conflit dans la région après que se sont enlisées les négociations pour la paix.
Willy Ngoma, un officier supérieur profondément impliqué dans les opérations du M23 dans l’est de la RDC, a été tué, selon ces sources, dans une frappe de drone avant l’aube près de la ville minière de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu.
Le responsable local de l’ONU et un coordinateur de l’organisation de défense des droits humains travaillant dans la région se sont entretenus avec l’Associated Press (AP) sous couvert d’anonymat, craignant pour leur vie. Des habitants ont déclaré à l’AP que la frappe de drone visait une zone qui servait depuis quelques semaines d’enclave au M23.
Le conflit, qui dure depuis des décennies, s’est intensifié en janvier après que les rebelles ont réalisé une avancée sans précédent dans les villes-clés de Goma et Bukavu, étendant ainsi leur contrôle sur plusieurs villes et villages de cette région durement touchée.
Pour le moment aucune information n’a été communiquée concernant les auteurs de cette attaque. Le M23 et les autorités n’ont pas répondu aux questions de l’AP. Malgré les efforts pour la paix du président américain, Donald Trump, et du Qatar, les affrontements se sont poursuivis ces dernières semaines. Les deux parties s’accusent mutuellement d’avoir violé les termes d’un cessez-le-feu conclu avec l’aide de partenaires étrangers et régionaux.












