Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi
Jour de rentrée pour Aimé Boji, l’actuel président de l’Assemblée nationale de RDC qui a pris son poste au cours de la dernière session, en 2025. C’est donc à partir de ce lundi qu’il va vraiment imprimer sa marque au perchoir, avec comme priorité, pour les députés congolais, l’examen des Accords de paix signés avec le Rwanda à Washington, selon le politologue Christian Moleka : « Le gouvernement a déposé au niveau du Parlement le projet de ratification de l’Accord de Washington. Donc, ce sera certainement l’occasion pour les députés de poser des questions au gouvernement qui a une certaine redevabilité. Deuxièmement, on parle aussi d’un correctif budgétaire qui pourrait tenir compte de l’évolution des finances publiques et recadrer le budget. »
Quelle place pour l’opposition « fragilisée » ?
Des débats durant lesquels l’opposition devra essayer de jouer un rôle, malgré un parlement largement dominé par la coalition au pouvoir. Jessé Busomoke, chercheur à l’Institut Ebuteli, souligne : « L’opposition doit se reconfigurer au niveau de l’Assemblée nationale parce qu’elle est fragilisée. On l’a vu encore récemment avec l’entrée dans le gouvernement d’Adolphe Muzito qui était une des voix de l’opposition au niveau de l’Assemblée nationale. L’enjeu est désormais au niveau du parti Ensemble qui a encore un nombre suffisant de députés. On sent que, par moment, ils sont muselés et, d’autre fois – mais, par moment – eux aussi ne sont pas à l’avant-garde des initiatives. »
Un débat pourrait s’inviter en marge de cette session parlementaire : celui sur la révision de la Constitution.
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