dimanche, juillet 19

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Pour le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, l’annonce du président Félix Thisekedi, ce vendredi 17 juillet 2026, de tenir un dialogue national, constitue un changement de cap qui impose un effort à tous les acteurs politiques.

« C’est à nous tous, ceux qui sont au pouvoir, tout comme ceux qui sont dans l’opposition, de s’inscrire dans cette dynamique pour que cette initiative puisse aller de l’avant, porter de fruits, pour que tous les fils et filles du Congo puissent vivre enfin en paix, dès lors que les motifs d’agression à notre pays seront aussi enlevés », a-t-il réagi.

Sur le mot « inclusif », Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement qui a assisté à la réunion, tient à apporter une précision. « Jusqu’à présent, il y a des Congolais qui sont complices de l’agression. Certains d’ailleurs ont été de nouveau sanctionnés par les Nations Unies. Il faudrait que les Congolais qui viendront dans ces discussions n’aient pas d’ambiguïté. Il faudrait qu’ils démontrent, de par leur déclaration pour certains, qu’ils coupent le lien avec celui qui est le bourreau, le Rwanda, qui est coupable de tous ces crimes qui sont commis dans l’Est de la République depuis 30 ans. Parce que l’objectif, c’est de construire un front intérieur », précise-t-il.

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« Consolider la cohésion nationale »

Ce revirement intervient après des semaines d’intenses consultations diplomatiques, menées par les présidents burundais Évariste Ndayishimiye, congolais Denis Sassou-Nguesso et angolais João Lourenço.

Ce dialogue national aura pour objectif de « consolider la cohésion nationale » en rédusant les fractures politiques internes, sans remettre en cause les processus de Washington et de Doha (qui se concentrent sur le volet militaire).

L’opposition, de son côté, demande depuis plusieurs mois des mesures de décrispation : la libération des prisonniers politiques mais surtout l’abandon du projet de changement constitutionnel. L’opposition se concerte avant d’arrêter sa position, alors qu’elle maintient toujours sa marche annoncée pour le 22 juillet prochain contre ce projet de changement constitutionnel et le pouvoir en place accusé de chercher un troisième mandat à Felix Tshisekedi, dont le second mandat expire en 2028.

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