La vente de SFR est relancée. Orange, Bouygues Telecom et Free passent désormais au crible les comptes de l’opérateur au carré rouge, qu’ils rêvent de racheter afin de le faire disparaître pour réduire la concurrence et doper leurs profits. Préalable indispensable à toute offre ferme, cette analyse minutieuse des informations commerciales, financières, contractuelles et fiscales d’Altice France, la maison mère de SFR, a débuté début janvier, a précisé le trio, jeudi 22 janvier, dans un communiqué commun.
Cette étape témoigne, au minimum, d’un certain réchauffement des relations entre Patrick Drahi, le propriétaire du numéro deux français des télécoms, et ses rivaux : le milliardaire franco-israélien s’était refusé, jusqu’alors, à leur ouvrir ses comptes, après avoir balayé leur première offre, non engageante, de 17 milliards d’euros, le 14 octobre 2025, jugée très en deçà de ses attentes. Or, selon une source proche des négociations, Orange, Bouygues Telecom et Free (dont le propriétaire, Xavier Niel, est actionnaire à titre individuel du Groupe Le Monde) ont toujours considéré ce travail d’analyse comme essentiel pour envisager une éventuelle offre améliorée. L’objectif de ces audits : se rassurer – ou se protéger – de la présence d’éventuels « contrats, litiges ou autres éléments comportant des risques », faisait valoir cette même source, en novembre 2025.
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